VAE : les erreurs courantes

Sommaire

    Entreprendre une démarche de Validation Des Acquis de l’Expérience n’est pas de tout repos et nécessite du temps et beaucoup de travail. Pour éviter la frustration d’un échec, il convient de mettre toutes les chances de son côté en évitant de tomber dans les pièges habituels qui vous empêchent de parvenir au succès.

    Voyons donc les 9 écueils possibles.

    Comment rater sa VAE ?

    Sous-estimer le travail à fournir

    Il serait illusoire de penser qu'il soit plus simple de valider un diplôme par VAE plutôt que par la voie de la formation classique. D’ailleurs, il n’est pas dit qu'un diplômé réussirait dans cette exercice. 

    En effet, cette démarche est avant tout une introspection professionnelle où le candidat doit convaincre un jury, à travers un écrit, qu’il a toutes les compétences théoriques que lui a enseigné son activité professionnelle. 

    La VAE impose donc de savoir être concis et utiliser un langage précis pour que  chaque idée fasse sens, expose clairement une compétence, décrive précisément les méthodes employées, apporte des preuves et finalement, soit en total cohérence avec les attentes  du diplôme.

    Faire le mauvais choix de diplôme

    Lorsqu’on entame une procédure de VAE, il convient au préalable d’identifier le diplôme à obtenir et cela ne peut pas se faire sur un simple choix géographique, parce que l’intitulé semblait alléchant ou le tarif attractif.

    La sélection doit donc résulter d’une étude approfondie du diplôme visé en reliant les acquis aux attendus dudit diplôme.

    Si les écarts avec votre situation sont trop élevés, mieux vaut alors changer de diplôme.

    Faire le mauvais choix de prestataire

    Comme dans toute profession, il existe moult acteurs de la VAE avec des professionnels plus ou moins qualifiés. Se précipiter dans un choix sans s’assurer de faire le bon est risqué car tous les accompagnements ne se valent pas.

    Il convient donc non seulement de se renseigner sur le centre mais également de rencontrer le consultant, échanger avec lui et s’assurer que le courant passe bien.

    Se reposer sur l’organisme valideur

    Il faut toujours garder à l’esprit que l’organisme vous accompagne dans la validation d'un diplôme et non dans une formation pour l’obtenir.

    La VAE nécessite une forte implication personnelle, de l’autonomie et de savoir chercher par soi-même.

    Travail d’introspection personnel, il faut également savoir prendre assez de recul sur soi-même. 

    Manquer d’implication

    Savoir retranscrire toute son expérience professionnelle par écrit n’est pas chose aisée et demande un certain temps. En effet, il faut savoir se remémorer parfois plusieurs années d’exercice, reconstruire tout son parcours et surtout, réussir à l’analyser.

    Mais la rédaction d’un tel travail demande de choisir des mots juste et de faire preuve d’une bonne qualité rédactionnelle. Ce travail ne peut donc pas être expédié et va nécessiter une forte implication du candidat.   

    Refuser d’être accompagné

    Entamer un projet de VAE traduit une démarche certes personnelle mais rien n’empêche de se faire accompagner. Bien que facultative, cette aide est fortement recommandée. 

    De plus, cet accompagnement peut être pris en charge par le CPF. Il serait dommage de s’en priver.

    Rendre une copie trop théorique

    Il serait malvenu de prendre les membres du jury pour des novices en leur communiquant un dossier qui serait plus assimilé à un cours magistral qu’à une retranscription de la réalité. 

    Une accumulation de généralités et une théorisation excessive ne traduira absolument pas un parcours professionnel vécu. 

    Sans perdre de vue le fait qu’il faille rester en phase avec le référentiel du diplôme visé, le candidat devra donc produire un contenu en cohérence avec les attendus.

    Céder à la simplicité

    Vous avez trouvé un livret de validation rédigé par un autre candidat. Pourquoi vous embêter à en rédiger un nouveau ? 

    Tout simplement parce chaque parcours professionnel est unique et que vous risquez de perdre toute crédibilité lors de l’entretien avec le jury. Ces décalages entre votre dossier et la réalité sont généralement facilement détectés par le jury lors de l’oral car votre sujet ne sera pas parfaitement maîtrisé.

    Rendre un dossier de piètre qualité

    Fautes de français et de syntaxe, phrases incompréhensibles, stéréotypes, platitudes ou encore ne pas utiliser le “je” alors qu'on retrace sa propre expérience sont autant d’éléments qui dévalorisent votre travail en donnant l’impression que votre implication n’était pas au RDV.

    Votre crédibilité est en jeu et plus le niveau de diplôme sera élevé, plus vous devrez employer un vocabulaire riche et approprié.

     

    Si face à cette montagne de travail vous vous sentez perdue, vous pouvez faire appel à un organisme d'aide à la VAE.


    Publié le 14 Mai 2020