Tout savoir des opérateurs de compétences OPCO

Sommaire

    Avec la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » et la mise en place d’une grande partie de ces changements depuis le 01 janvier 2019, la gouvernance et le financement de notre système de formation professionnelle se trouvent fortement impactés. 

    Parmi ces importantes transformations figurent en bonne place les opérateurs de compétences (OPCO) qui succèdent aux organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) dont la mission a progressivement pris fin depuis début 2019. 

    Mais savez-vous ce que représentent ces opérateurs de compétences et leur utilité pour la reconversion professionnelle ?

     

    Tout savoir des OPCO

     

    Les OPCO ou opérateurs de compétences

    Au service des salariés et des entreprises, les OPCO ont remplacé petit à petit les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) depuis le début de l’année 2019. Dans un soucis de simplification et de clarification de la formation professionnelle, les 20 OPCA ont été  remplacés par 11 OPCO, rassemblés par champs d'intervention et représentant toutes les branches professionnelles de France.

    Ces OPCO rassemblent des branches qui opèrent, pour la plupart, sur des filières professionnelles proches ou sur un secteur économique cohérent.

    Les OPCO, opérateurs de compétences, sont amenés à jouer un rôle important dans le monde de la formation professionnelle.

    Quelles sont les missions des OPCO ?

    Les missions des opérateurs de compétences diffèrent quelque peu de celles des organismes paritaires collecteurs agréés et sont détaillées par la Loi « Avenir Professionnel ».

    Les missions des OPCO peuvent être regroupées en 4 axes majeurs à savoir le financement de la formation en alternance sur le plan professionnel, l’appui et la facilitation de la transition professionnelle des salariés, le service de proximité auprès des petites entreprises et de leurs salariés pour la formation et l’apport de concours technique aux branches professionnelles.

    Financement de la formation professionnelle et de l’alternance

    Jusqu’à présent collectées par les OPCA, les contributions des employeurs au titre du financement de la formation professionnelle et de l’alternance seront collectées par les Urssaf à partir de 2021. Dans cette période de transition, ce sont les nouveaux OPCO qui sont chargés d’assurer cette fonction essentielle. Ce financement est fonction des niveaux de prise en charge déterminés par les branches professionnelles. Il concerne le contrat de professionnalisation, le contrat d’apprentissage et la promotion par alternance (Pro-A). Durant cette période, les opérateurs de compétences sont tenus de s’assurer que les prestataires des formations qu’ils financent soient à même de donner une formation de qualité.

    Favoriser la transition professionnelle des salariés

    Outre le soutien financier de la formation, les OPCO ont en charge de soutenir financièrement l'évolution professionnelle des salariés qui souhaiteraient développer de nouvelles compétences, en vue d'une évolution ou d'une reconversion. Cet appui se fait au moyen du compte personnel de formation (CPF) à travers les projets de transition professionnelle.

    Soutien des TPE-PME dans la définition de leurs besoins en matière de formation

    Ce service de proximité est offert aux TPE-PME de moins de 50 salariés. L’objectif poursuivi est de faciliter l’accès à la formation professionnelle aux salariés de ces entreprises et d’accompagner les entreprises dans la définition de leurs besoins de formation.

    Apporter un appui technique aux branches professionnelles

    Pour cela, 3 points sont ciblés : 

    • l’établissement de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) ;
    • la détermination des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation ;
    • l’accompagnement dans leur mission de certification ;

    Quels sont les différents opérateurs de compétences ?

    Les opérateurs de compétences regroupent au total 329 branches inégalement répartis :

    • L’opérateur de compétences EP (Entreprises de Proximité) qui se consacre parmi tant d’autres corps de métier aux entreprises artisanales et aux professionnels libéraux et qui regroupe 54 branches
    • L’opérateur de compétences OCAPIAT qui s’occupe des entreprises du secteur alimentaire, des exploitations agricoles, etc et qui compte 49 branches
    • L’opérateur de compétences AFDAS qui rassemble 45 branches et qui s’occupe de métiers comme la presse, la communication ou l’audiovisuel
    • L’opérateur de compétences 2i (Inter-industriel) qui est en charge de domaines d’activité comme l’industrie, le textile et l’électricité et qui a en son sein 44 branches
    • L’opérateur de compétences ESSFIMO (Entreprises et salariés de services à forte intensité de main-d’œuvre) dans lequel se retrouvent des domaines comme la laverie-blanchisserie, les maisons d’étudiants ou encore le portage salarial et qui regroupe un total de 32 branches
    • L’opérateur de compétences Cohésion sociale, un opérateur à 27 branches où se rangent les centres socio-culturels, la sécurité, le Pôle emploi…
    • L’opérateur de compétences Mobilité qui a en charge 22 branches dont relèvent des secteurs comme l’automobile et le tourisme
    • L’opérateur de compétences Commerce où sont répartis des secteurs d’activité comme la photographie, l’optique-lunetterie ainsi que la vente et qui a 21 branches
    • L’opérateur de compétences ATLAS qui comporte 18 branches et qui coiffe des métiers comme le courtage, les assurances et les banques
    • L’opérateur de compétences Construction, l’un de ceux qui ont le moins de branches (9 branches) et duquel dépendent les travaux publics et le bâtiment entre autres
    • L’opérateur de compétences Santé qui se compose de 8 branches et qui gère les établissements socio-médicaux, l’hospitalisation…

    Comment sont gérés les opérateurs de compétences ?

    La gouvernance des opérateurs de compétences est paritaire et se compose à nombre égal de représentants du collège employeurs et de représentants du collège salariés. faite par un conseil d’administration. Pour assurer l’équité, il est également tenu compte dans sa composition, des différentes branches professionnelles qui en sont adhérents. Aux séances de ce conseil d’administration se tient toujours un commissaire du gouvernement qui y a une voix consultative


    Publié le 17 Déc. 2019 , et mis à jour le 13 Mars 2020