Étapes pour ouvrir son institut de beauté en reconversion

Découvrez les différentes étapes pour ouvrir son institut de beauté lors d’une reconversion.

Étapes pour ouvrir son institut de beauté en reconversion

En pleine reconversion professionnelle pour devenir esthéticienne, vous envisagez à plus ou moins court termes d’ouvrir votre propre salon de beauté. Laissez-nous vous féliciter pour ce magnifique projet d’autant que ce secteur reste une valeur sûre. En effet, le marché de la beauté et des soins corporels ne cesse de croître devant une demande de plus en plus importante des femmes et des hommes. 

Toutefois, avant de se lancer, il convient de se pencher sur vos obligations en tant qu'entrepreneur car de nombreuses obligations sont à respecter.

Décryptons-les ensemble.

Vérifier les conditions de diplôme

Vous vous demandez si on peut ouvrir un institut de beauté sans diplôme ? La question est oui mais sous condition et en cas de reconversion, vous gagnerez un temps fou en choisissant de passer par la case formation.

En effet, si vous ne possédez pas de diplôme il vous faudra justifier (preuves à l’appui) d’au moins 3 années d’expérience en tant que salarié ou gérant d’un institut de beauté, ou en tant que professionnel indépendant, ce qui sera certainement difficile dans la mesure où vous êtes un jeune reconverti.

Par conséquent, il va vous falloir obtenir au choix :

  • CAP ou BEP dans le domaine de l’esthétique
  • BP (brevet professionnel) ou BM (brevet de maîtrise) dans le domaine de l’esthétique. Le BP peut être suivi après la réalisation du CAP, et le BM après la réalisation du BP.
Attention toutefois ! Certains soins ne sont pas subordonnés à une qualification professionnelle. Il s’agit des soins non-esthétiques (soins de confort, modelages à but non esthétique) et de l’activité de prothésiste ongulaire, hors manucure.

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Faire une étude de marché

Avant de vous lancer, il vous faut vous assurer du potentiel commercial de votre institut, et ainsi établir une stratégie pour votre lancement. Pour cela, le meilleur moyen reste l’étude de marché.

En quoi consiste-t-elle ? En gros, à définir qui sont les consommateurs, quels sont leurs besoins, quels sont les concurrents déjà présents, quelles sont les prestations et tarifs pratiqués… Bref, tout ce qui va vous permettre de savoir si votre institut va pouvoir se développer favorablement ou pas.

Cette étude de marché sera également indispensable si vous sollicitez des prêts.

Il ne faudra pas oublier de choisir rapidement l’emplacement de votre institut car ce choix impactera directement votre rentabilité. Une zone passante vous apportera beaucoup de visibilité tandis qu’une localisation plus discrète sera moins coûteuse.

Établir un business plan

La création d’un institut de beauté est estimée en moyenne à 70 000 euros. De nombreux facteurs entrent en jeu tels que l’emplacement, la taille, la clientèle, le matériel (occasion ou neuf), le fonds de commerce… Mis à part si vous financez sur fonds propres, vous risquez de devoir solliciter des prêts. Pour cela, un business plan sera indispensable. Celui-ci consiste grosso modo en une feuille de route permettant de présenter votre projet : son potentiel de rentabilité, sa viabilité, ses points forts, les risques encourus… Ce document doit récapituler un certain nombre d’éléments :

  • L’évaluation des attentes des consommateurs, pour cibler au mieux la demande et adapter votre proposition commerciale ;
  • L'environnement concurrentiel (vos concurrents et l’offre déjà proposée dans votre région) ;
  • La stratégie de distribution (bars et restaurants, commerces de détails (cavistes, épiceries…), marchés, foires, porte-à-porte, e-commerce…) ;
  • Les partenaires fournisseurs (bouteilles, matières premières…) ;
  • Le lieu d’implantation ;
  • Le financement de votre projet (prêt bancaire, crowdfunding, « Love money »…) ;
  • La réglementation.

Choisir le bon statut juridique

Avant toute chose, vous devez choisir le statut juridique de votre entreprise.

Si vous ne vous lancez pas seul, vous pourrez opter pour une société “pluripersonnelle” (plusieurs associés) telles que la société à responsabilité limitée (SARL) ou encore la société par actions simplifiée (SAS).

Si vous êtes seul à vous lancer, vous pouvez préférer une société “unipersonnelle” (société par actions simplifiée unipersonnelle, l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou ouvrir votre institut en micro-entreprise.

Le choix du statut aura une importance sur :

  • Les démarches administratives et de gouvernance (c'est-à-dire la prise des décisions dans l'entreprise) ;
  • Le régime social des dirigeants (travailleurs non-salariés (TNS) ou assimilés salariés) ;
  • Le montant minimum du capital social ;
  • Le mode d’imposition.

Vous pouvez également choisir de vous lancer sous le modèle de la franchise. Les principaux avantages sont :

  • Un accompagnement durant toute la durée du projet 
  • Un concept clefs en main 
  • Une image de marque

Respecter les réglementations

Pour ouvrir un institut de beauté, vous devez aussi respecter les réglementations propres à cette activité :

  • Appliquer les normes liées à l’ouverture d'un établissement recevant du public (ERP);
  • Affichage des prestations à l’extérieur et à l’intérieur de l’établissement;
  • Respect des normes sanitaires;
  • Respect des normes spécifiques. Exemple : seule l'épilation à la pince et/ou la cire est autorisé aux personnes détenant un diplôme d'esthétique;
  • Affichage obligatoire dédié au personnel (horaires de travail, convention collective, coordonnées de l’inspection ou du médecin du travail…),
  • Interdiction des activités médicales : l’expression « massage » est réservée aux kinésithérapeutes, mais des termes comme modelage peuvent être utilisés

La création d’une entreprise implique d’autres obligations plus générales comme l’ouverture d’un compte bancaire professionnel ou la souscription d’une assurance professionnelle (responsabilité civile professionnelle et multirisque pour protéger votre local et vos clients).

Enfin, bien que cela ne soit pas obligatoire, il peut être judicieux d’engager un avocat et un comptable afin de vous protéger au niveau légal et financier.

Faire un stage préparatoire à l’installation

Le Stage de Préparation à l’Installation (SPI) est obligatoire pour les créateurs d’une entreprise artisanale relevant de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, y compris les auto-entrepreneurs. D’un coût estimé entre 200 à 300€, il doit être réalisé avant l’immatriculation de la société et conditionne sa validation car l’attestation de suivi de stage devra impérativement être jointe au dossier d’immatriculation déposé au Centre de Formalités des Entreprises (CFE).

Il permet au futur entrepreneur d’être initié aux bases de la gestion et de la comptabilité mais également de répondre aux questions liées à la création d’entreprise (cadre réglementaire, choix du statut juridique, conséquences en matières fiscale et sociale…).

Ce stage aborde également d'autres aspects tels que la réalisation d'un business plan, l’étude de marché, la recherche de financements.

Soigner la communication et le marketing

Ça y est, vous êtes prêt à vous lancer. Il est désormais temps de définir un plan marketing et d’y accorder un budget plus ou moins conséquent. Il s’agit de vous faire connaître et, une nouvelle fois, de vous démarquer de vos concurrents. Pour cela, créez un site Internet professionnel attractif, soyez actif sur les réseaux sociaux et assurez-vous d’être présent sur des plateformes comparatives. Pensez également à prévenir les clients potentiels autour de votre établissement : distribuez des flyers dans la rue et dans les boîtes aux lettres, épinglez-en sur des panneaux d’affichage… Vous pouvez aussi envisager d’organiser un événement de lancement.

 

Vous avez à présent toutes les clés en main pour ouvrir votre institut de beauté.

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