Depuis le 1er février 2026, la Pro-A et le TransCo ont disparu. Ils laissent place à la période de reconversion : un dispositif unique, ouvert à tous les salariés, pour changer de métier en toute sécurité.
Depuis le 1er février 2026, un nouveau dispositif de reconversion professionnelle est entré en vigueur : la période de reconversion. Issu de la loi du 24 octobre 2025 et d'un accord national interprofessionnel (ANI) signé en juin 2025, il remplace deux anciens dispositifs — la Pro-A et les transitions collectives (TransCo) — jugés trop complexes et peu utilisés. Plus simple, plus accessible, il s'adresse à l'ensemble des salariés souhaitant changer de métier.
La période de reconversion est un dispositif qui permet à un salarié d'acquérir des compétences dans un nouveau métier, tout en bénéficiant d'un cadre sécurisé. Elle peut se dérouler au sein de l'entreprise actuelle (reconversion interne) ou dans une autre entreprise (reconversion externe).
Elle remplace deux mécanismes qui existaient jusqu'au 31 janvier 2026 :
Les contrats Pro-A signés avant 2026 restent valables jusqu'à leur terme.
La période de reconversion est ouverte à l'ensemble des salariés, qu'ils soient en CDI ou en CDD. Contrairement à la Pro-A, aucun critère lié à l'âge, au niveau de qualification ou à l'ancienneté n'est requis pour y accéder.
Pour en bénéficier, le salarié peut prendre rendez-vous avec un conseiller en évolution professionnelle (CEP) — sur son temps de travail — afin de construire son projet de reconversion.
Dans le cadre de la période de reconversion, le salarié peut suivre des formations permettant d'acquérir :
Le dispositif permet également de faire valider les acquis de l'expérience (VAE).
La durée des actions de formation est comprise entre 150 et 450 heures, réparties sur une période ne dépassant pas en principe 12 mois. Un accord d'entreprise ou de branche peut allonger ces durées jusqu'à 2 100 heures sur 36 mois.
Elle permet au salarié d'évoluer professionnellement ou de changer de poste au sein de son entreprise actuelle.
Pendant toute la durée du dispositif :
À l'issue de la période, si le changement de poste entraîne une modification d'un élément essentiel du contrat (rémunération, temps de travail, qualification…), un avenant est établi.
Elle permet au salarié de rejoindre une autre entreprise pour y exercer un nouveau métier, tout en conservant une sécurité de retour.
Pendant la période :
À l'issue de la période d'essai dans l'entreprise d'accueil, deux situations :
Si la période d'essai est concluante (le salarié est définitivement embauché) : le contrat avec l'entreprise d'origine est rompu selon les modalités de la rupture conventionnelle (ou d'un commun accord pour un CDD). Les règles du licenciement économique ne s'appliquent pas.
Si la période d'essai n'est pas concluante : le salarié retrouve son poste ou un emploi équivalent dans son entreprise d'origine. S'il ne souhaite pas y retourner, le contrat est rompu dans les mêmes formes (rupture conventionnelle ou commun accord).
La formation est financée par l'opérateur de compétences (OPCO) dont relève l'entreprise. Les montants de prise en charge sont fixés ainsi :
La demande de prise en charge est effectuée par l'employeur auprès de l'OPCO, dans les 30 jours calendaires précédant le début de la période de reconversion.
Le CPF du salarié peut également être mobilisé pour compléter le financement, sous réserve de son accord — et dans la limite de 50 % de ses droits dans le cadre d'une reconversion interne.
La mise en œuvre des périodes de reconversion externe implique un niveau de concertation qui varie selon la taille de l'entreprise.
Dans tous les cas, la mise en œuvre des périodes de reconversion (internes comme externes) est également à l'ordre du jour de la consultation annuelle sur la politique sociale de l'entreprise.
| Reconversion interne | Reconversion externe | |
|---|---|---|
| Contrat de travail | Maintenu | Suspendu |
| Rémunération | Inchangée | Versée par l'entreprise d'accueil |
| Durée | 150 à 450h / 12 mois max (jusqu'à 2 100h / 36 mois avec accord) | Idem |
| Mobilisation du CPF | Oui, avec accord, 50 % max | Oui, avec accord |
| Accord requis | Accord écrit employeur-salarié | Accord écrit sur les modalités de suspension |
| Retour en cas d'échec | N/A | Oui, au poste initial ou équivalent |
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