8 façons de rater son bilan de compétences

Sommaire

    Si le bilan de compétences peut être une étape clé dans la carrière de chacun, il peut parfois être vécu comme une vraie source de déception par le candidat. Pour quelle raison ? Nous voyons 8 écueils ou pièges possibles qui rendent parfois cet outil impopulaires aux yeux des candidats.

    Comment rater son bilan de compétences

    Surestimer l’outil

    Il faut tout d’abord garder à l’esprit que le bilan de compétences n’est ni une fin en soi, ni une thérapie, mais plutôt le début d’une nouvelle aventure. 

    Le consultant n’a pas pour objectif de trouver une solution toute prête mais plutôt de vous accompagner dans la construction de votre projet professionnel. Vous seul savez ce qui sera bon ou pas pour vous. 

    Le professionnel ne fait donc que vous accompagner à l’identification de vos valeurs, vos centres d’intérêts, vos motivations profondes, vos compétences techniques et comportementales… et vous permet de convenir de vos propres choix. Il n’est pas là pour vous dire ce que vous pouvez ou devez faire.

    Sélectionner le mauvais prestataire

    Comme dans toute profession, il existe moult acteurs du bilan de compétences avec des professionnels plus ou moins qualifiés. Se précipiter dans le choix du consultant sans s’assurer de faire le bon est risqué.

    En effet, si la réussite du bilan de compétence reste conditionnée par la qualité de l’expertise de l’organisme, il repose également sur une confiance réciproque entre le candidat et le consultant. Si le centre peut être imposé par l’entreprise, le choix du consultant reste réservé au candidat. 

    Il convient donc non seulement de se renseigner sur le centre mais également de rencontrer le consultant, échanger avec lui et s’assurer que le courant passe bien.

    Manquer d’implication

    Le bilan de compétences est un exercice qui demande un réel investissement personnel et cela, le candidat doit en être conscient.

    Certes, le bilan en présence du consultant ne dure qu’une vingtaine d’heures réparties sur 3 mois mais le travail à effectuer en dehors est aussi important.

    Il n’y a rien de plus faux que de penser que les quelques échanges en tête à tête avec le professionnel suffira à se voir gratifier d’une solution magique de la part du prestataire et l’attitude trop passive du candidat ne sera jamais compensée par la meilleure expertise du consultant. 

    Choisir le mauvais moment

    Quelle que soit la raison pour laquelle vous souhaitiez réaliser ce bilan, assurez-vous au préalable que le moment est bien choisi. 

    En effet, trop de personne se lancent dans cette procédure suite à une trop grande lassitude au travail ou une envie d’évoluer sans vérifier au préalable qu’aucune autre solution interne n’existe. 

    On débute alors son bilan puis au bout de quelques temps, une fois que cette période d’incertitude est passée, on se détourne du bilan et on le laisse de côté. Quelle perte de temps et d’énergie.

    Avant de passer à l’acte, identifier avec soin le bon moment, celui grâce auquel vous pourrez en tirer le plus grand profit.

    Attendre d’être en rupture totale

    S’il est pertinent d’entamer une telle démarche en période de doutes professionnels, il n’en est pas de même quand nous sommes en situation de crise. En effet, à ce moment, nous prenons souvent les décisions trop hâtivement et sans réflexion.

    Ne pas appliquer les actions préconisées

    Ainsi que déjà indiqué, le bilan de compétences permet de s’ouvrir à de nouveaux horizons. Encore faut-il mettre rapidement en oeuvre les recommandations car une erreur grossière serait de penser que les résultats du bilan peuvent patienter jusqu’à ce que vous n’ayez plus d’autres choix que de les mettre en application.

    En effet, la réalisation d’un bilan de compétences s’inscrit dans une dynamique qu’il ne faut pas rompre car il insuffle un élan de renouveau.

    Oublier la réalité du marché

    Le consultant a pour mission de vous accompagner dans la construction d’un projet professionnel réaliste et réalisable. À aucun moment son rôle consiste à vous faire miroiter monts et merveilles. Il vous guide et vous amène à entrevoir les différentes possibilités d’avenir. Mais au final, vous seul devrez vous confronter à la réalité du marché. Oublier d’en tenir compte en passant que le consultant le fera à votre place serait une erreur. 

    Aller trop vite

    Un bilan de compétences bien fait prend du temps. Plusieurs mois en général surtout qu’une bonne partie de votre travail se fait entre les séances, durant les temps de réflexion.

    Or, quand on se lance dans l’aventure, il est normal d’avoir hâte que celui-ci touche à sa fin pour démarrer au plus tôt sa nouvelle vie professionnelle.

    Cependant, précipitation et réussite ne font pas bon ménage.  

    On ne rigole pas avec son avenir donc prenez le temps nécessaire.


    Publié le 15 Mars 2020 , et mis à jour le 14 Mai 2020