Comment rater son outplacement en 5 erreurs ?

Sommaire

    5 pièges à éviter pour réussir son outplacementBien qu’encore largement réservé aux cadres et dirigeants, de plus en plus de salariés demande l’aide d’un cabinet d’outplacement pour retrouver rapidement un nouveau job ou démarrer une nouvelle vie professionnelle.

    Si cette solution peut se révéler être une véritable opportunité, cette démarche ne convient pas à tous les profils et cache parfois de mauvaises surprises.

    Quels sont ces pièges et comment les éviter, voici l’objet de la lecture qui suit.

    Piège n°1 : Ne pas s’être assuré que l’outplacement est la solution adéquate

    La première vraie question à se poser est : l'outplacement est-il fait pour moi ? En effet, nombreuses sont les personnes qui perdent littéralement leur temps à choisir cette voie. Parfois, il vaut mieux négocier son départ en obtenant un chèque plus élevé plutôt que de se faire payer un outplacement par son entreprise. 

    Comment s’en assurer ? 

    Si vous avez déjà claire et précise de votre futur projet professionnel (en ayant réaliser un bilan de compétences ou en ayant consulté un coach carrière par exemple), un accompagnement complet ne sera pas nécessaire. Il sera certainement plus efficace de vous focaliser sur les fondamentaux de la recherche d’Emploi d’aujourd’hui comme l’utilisation de LinkedIn, la démarche Réseau ou encore les pitchs. Certains sont plus aptes que d’autres à chercher du travail que ce soit par rapport à leur  tempérament ou à leur parcours. Si vous vous êtes déjà retrouvé au chômage, vous êtes probablement rompu aux techniques de recherche d’emploi.

    Bien évidemment, si votre profil Linkedin n’est pas visité, que vous présenter en quelques secondes est un calvaire ou encore, si vous n’avez absolument aucune idée de quoi faire ensuite : faites appel à un cabinet d’outplacement. La clarté d’expression à l’écrit et à l’oral, la confiance en soi sont des atouts indispensables pour retrouver un emploi rapidement or, un expert en outplacement saura parfaitement vous enseigner l’art de vous vendre vous-même.. 

     

    Piège n°2 : Ne pas s’adresser à un vrai professionnel de l’outplacement

    Comme dans toute profession, il existe des cabinets peu sérieux. Se précipiter dans un choix sans rigueur sur sa sélection est risqué. De nombreux coachs, consultants, cabinets RH… s’y aventurent petit à petit dans le but de se diversifier. Toutefois, accompagner une clientèle de cadres supérieurs ou de dirigeants dans leur carrière professionnelle ne s'improvise pas. Leur expérience dans le domaine est primordiale.

    De plus, il est important de réaliser un vrai binôme avec son consultant car le contact avec lui va se révéler essentiel. N’hésitez pas à comparer en consultant plusieurs professionnels  pour vous assurer que le courant passe bien. 

    Assurez vous également de la disponibilité de votre consultant, de son expérience passée et du nombre de clients qu’il gère en même temps. Trop de personnes à la fois limitera fortement sa disponibilité. 

    Assurez-vous également de ses connaissances des réseaux professionnels tel que Linkedin.

     

    Piège n°3 : Ne pas prendre le temps

    Un processus d’outplacement prend du temps. Sa durée peut varier de quelques semaines à un an suivant le secteur professionnel concerné et si le contrat prévoit que la personne suivie puisse quitter le processus au cours de la démarche dans la mesure où elle trouve une activité. 

    Durant la procédure, le consultant en outplacement rencontre son coaché d’une fois par semaine à une fois par mois mais il peut également l’accompagner au cours de séances par téléphone et par mail.

    Une fois le bénéficiaire reclassé, la relation avec son consultant peut continuer un certain laps de temps dans un suivi post-intégration.

    Or, quand on se lance dans l’aventure, il est normal d’avoir hâte que celui-ci touche à sa fin pour démarrer au plus tôt sa nouvelle vie professionnelle, et encore plus quand on subit la pression familiale et/ou financière.

    Cependant, précipitation et réussite ne font pas bon ménage.  Prenez le temps de participer et de dialoguer avec le consultant mais également avec les autres candidats qui vous seraient présentés. 

     

    Piège n°4 : Confondre consultant et thérapeute

    Actuellement, les métiers de l’outplacement sont encore jeunes, assez peu développés en France et non cadrés par des lois. Ce cocktail couplé à un certain manque d’information sur ces pratiques sème souvent le trouble dans l’esprit du public qui a tendance à confondre consultant en outplacement et thérapeute ou psychologue.

    Pourtant, ces métiers sont totalement différents et penser qu’un consultant en outplacement pourrait régler votre questions existentielles serait faire fausse route. 

    De manière générale, un psy aidera une personne dans des situations pouvant aller de l’inconfort journalier à la maladie en se concentrant sur le passé avec comme postulat que nous sommes la conséquence de notre histoire. Un coach ou un consultant se concentrera sur le présent pour aider à contourner les blocages qui empêchent son client à passer à l’action.

     

    Piège n°5 : Croire que l’outplacement vous apportera un nouveau job sur un plateau

    Il faut bien garder à l’idée que les cabinets ont une obligation de moyens, pas de résultats. Le consultant n’a pas pour objectif de trouver une solution toute prête mais plutôt de vous accompagner dans la construction de votre projet professionnel. 

    Le professionnel vous accompagne à la définition et la recherche d’un nouveau job plus épanouissant en mettant à votre disposition son réseau et son expérience mais vous seul contacterez les recruteurs et passeraient les entretiens.


    Publié le 26 Nov. 2020 , et mis à jour le 08 Avr. 2021