La reconversion vers les métiers du paysage vous intéresse ? Découvrez la grille de salaire officielle 2026 et toutes les primes prévues par la convention collective nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018). Guide complet pour comprendre votre future rémunération.
La convention collective nationale des entreprises du paysage du 10 octobre 2008 (IDCC 7018) détermine les règles de rémunération pour l'ensemble du secteur. Cette grille de salaire s'applique obligatoirement à toutes les entreprises dont l'activité principale relève du paysage.
Les entreprises visées sont celles exerçant une ou plusieurs des activités suivantes :
La convention collective organise les emplois selon trois grandes catégories :
Chaque position correspond à un niveau de qualification, de responsabilité et d'autonomie spécifique, déterminant le salaire minimum applicable.
La dernière mise à jour des salaires dans les entreprises du paysage résulte de l'avenant n°45 signé le 23 janvier 2025, applicable depuis le 1er mai 2025. Cette revalorisation témoigne de la dynamique du secteur et de la volonté d'attirer de nouveaux talents vers ces métiers d'avenir.
L'ensemble de la grille de salaire a bénéficié d'une revalorisation de 2%, à l'exception des niveaux O1 et E1 qui ont obtenu une augmentation de 1,87%. Cette progression s'inscrit dans une démarche de reconnaissance du savoir-faire des professionnels du paysage et d'adaptation au contexte économique actuel.
Point essentiel pour les candidats à la reconversion : tous les salaires minimums prévus par la convention collective des entreprises du paysage demeurent supérieurs au SMIC. Avec un SMIC fixé à 11,88 € brut de l'heure au 1er novembre 2024, même le niveau d'entrée (position 0.1) à 12,00 € offre une rémunération plus attractive que le minimum légal.
Cette situation garantit aux professionnels du paysage des conditions salariales valorisantes dès le début de leur carrière, un atout majeur pour attirer de nouveaux profils vers ce secteur en pleine croissance.
La grille de salaire des ouvriers et employés constitue la base de la rémunération dans les entreprises du paysage. Elle fixe les taux horaires et salaires mensuels minimums selon la position occupée :
| Position | Taux horaire brut | Salaire mensuel brut min. (151,67h) |
|---|---|---|
| 0.1 | 12,00 € | 1 820,04 € |
| 0.2 | 12,06 € | 1 829,14 € |
| 0.3 | 12,18 € | 1 847,34 € |
| 0.4 | 12,47 € | 1 891,32 € |
| 0.5 | 12,83 € | 1 945,93 € |
| 0.6 | 13,43 € | 2 036,93 € |
| E.1 | 12,00 € | 1 820,04 € |
| E.2 | 12,18 € | 1 847,34 € |
| E.3 | 12,55 € | 1 903,46 € |
| E.4 | 13,43 € | 2 036,93 € |
Ces montants représentent les minimums absolus que doit respecter tout employeur. En pratique, de nombreuses entreprises proposent des rémunérations supérieures, notamment pour attirer les profils expérimentés ou dans les régions où la demande est forte.
L'évolution salariale dans les métiers du paysage suit une progression logique liée à l'acquisition de compétences et d'expérience. Un ouvrier paysagiste débute généralement en position 0.1 (12,00 € brut/heure) et peut évoluer jusqu'à la position 0.6 (13,43 € brut/heure) au fil de sa carrière.
Cette progression de 216,89 € bruts mensuels entre les positions 0.1 et 0.6 représente une augmentation substantielle de 11,9% du salaire de base. Cette évolution peut se réaliser sur une période de 3 à 5 ans selon l'investissement du salarié et les opportunités offertes par l'entreprise.
Chaque position correspond à des critères précis :
Les techniciens et agents de maîtrise représentent l'encadrement intermédiaire dans les entreprises du paysage. Leur rémunération reflète leurs responsabilités accrues en matière d'organisation, de suivi de chantiers et d'encadrement d'équipes :
| Position | Salaire mensuel brut min. |
|---|---|
| TAM.1 | 2 220,00 € |
| TAM.2 | 2 329,00 € |
| TAM.3 | 2 510,00 € |
| TAM.4 | 2 729,00 € |
Cette grille s'applique aux salariés travaillant selon les horaires classiques de 35 heures hebdomadaires (151,67 heures mensuelles). Elle constitue un objectif d'évolution naturel pour les ouvriers expérimentés souhaitant prendre des responsabilités d'encadrement.
Pour les techniciens et agents de maîtrise bénéficiant d'une convention de forfait jour sur la base de 218 jours annuels, la rémunération est majorée pour tenir compte de la flexibilité et de l'autonomie accordées :
| Position | Salaire mensuel brut min. |
|---|---|
| TAM.1 | 2 552,00 € |
| TAM.2 | 2 678,00 € |
| TAM.3 | 2 887,00 € |
| TAM.4 | 3 138,00 € |
Cette modalité de rémunération, plus avantageuse, compense l'absence de décompte d'heures supplémentaires et reconnaît l'autonomie dans l'organisation du travail.
Les cadres du secteur paysager bénéficient d'une rémunération annuelle qui reflète leurs responsabilités stratégiques et leur expertise technique :
| Position | Salaire annuel brut min. |
|---|---|
| C | 37 769 € |
| C1 | 41 917 € |
| C2 | 41 917 € |
| C3 | 43 663 € |
| C4 | 44 974 € |
| C5 | 48 030 € |
| D | D'un commun accord |
Ces montants constituent des minimums conventionnels. En pratique, les rémunérations des cadres peuvent être significativement supérieures, particulièrement dans les grandes entreprises ou les postes à forte technicité.
Les cadres peuvent bénéficier de différentes modalités de rémunération selon leur statut et leurs responsabilités. Le forfait jour, plus fréquent à ce niveau, offre une plus grande autonomie dans l'organisation du temps de travail et une rémunération généralement majorée.
Les cadres des positions C5 et D sont considérés comme des cadres dirigeants. Ils bénéficient d'un forfait sans référence horaire, ce qui signifie qu'ils ne sont pas soumis à la réglementation sur la durée du travail. Leur rémunération, fixée librement (position D), peut atteindre des niveaux très attractifs selon l'entreprise et les responsabilités exercées.
La convention collective prévoit des compensations financières pour les contraintes d'horaires exceptionnelles :
Ces majorations s'appliquent uniquement aux heures effectuées de manière exceptionnelle, pas aux horaires habituels de travail.
Les interventions nocturnes, bien que rares dans le secteur du paysage, sont compensées par :
Certaines missions dans le paysage exposent les salariés à des conditions particulières justifiant une compensation financière :
Taux et calcul :
Travaux concernés : La liste n'est pas exhaustive mais inclut notamment :
La convention collective prévoit une aide financière pour les événements familiaux des techniciens, agents de maîtrise et cadres :
Montants :
Cette prime fait partie du régime de prévoyance obligatoire et témoigne de l'attention portée à l'équilibre vie professionnelle/vie personnelle dans le secteur.
Le secteur du paysage implique de nombreux déplacements entre les chantiers. La convention collective organise l'indemnisation selon la distance parcourue :
| Distance du chantier | Minimum garanti (MG) |
|---|---|
| 0 à 5 km | 3,0 MG |
| 5 à 20 km | 4,5 MG |
| 20 à 30 km | 5,5 MG |
| 30 à 50 km | 6,5 MG |
| 50 à 70 km* | 7,0 MG |
*Dans les zones à faible densité de population
Le "MG" désigne le minimum garanti, soit 4,22 € au 1er janvier 2025. Ces indemnités couvrent les frais de repas et de déplacement lorsque le salarié utilise les moyens de transport de l'entreprise.
Conditions d'application :
Pour les chantiers éloignés nécessitant un déplacement supérieur à 100 km mais inférieur à 150 km, la convention prévoit des compensations renforcées :
Ces dispositions reconnaissent les contraintes particulières liées aux déplacements longue distance et garantissent une compensation équitable.
Bien que la convention collective fixe des minimums nationaux, la réalité du marché du travail crée des disparités géographiques significatives :
La région parisienne concentre de nombreuses opportunités et une concurrence accrue pour les talents. Les entreprises proposent généralement des rémunérations dépassant les minimums conventionnels pour attirer et fidéliser leurs équipes. Un ouvrier paysagiste peut ainsi prétendre à 13,50-14,00 € brut/heure dès l'embauche.
Lyon, Marseille, Toulouse, Lille et les autres grandes agglomérations offrent un marché dynamique. La demande soutenue en aménagements paysagers privés et publics tire les salaires vers le haut, particulièrement pour les profils qualifiés et expérimentés.
Dans les zones moins denses, les entreprises appliquent plus fréquemment les minimums conventionnels. Cependant, le coût de la vie généralement plus faible peut compenser en partie cet écart salarial.
La région Alsace-Moselle bénéficie d'un régime social particulier avec des cotisations santé réduites (33,07 € contre 46,58 € pour le régime national), améliorant de facto le salaire net des professionnels.
Les collectivités territoriales emploient de nombreux agents d'entretien des espaces verts selon des grilles indiciaires strictes. L'évolution y est plus lente mais prévisible, avec une sécurité de l'emploi renforcée et des avantages sociaux étendus.
Les entreprises privées offrent généralement plus de flexibilité dans l'évolution salariale. Un professionnel performant peut voir sa rémunération progresser rapidement, notamment en accédant à des fonctions d'encadrement ou en créant sa propre structure.
Le choix entre public et privé influence significativement les perspectives d'évolution. Le secteur privé favorise l'entrepreneuriat et l'innovation, tandis que le public privilégie la stabilité et les missions d'intérêt général. Cette réflexion est essentielle pour les candidats à la reconversion souhaitant s'épanouir durablement dans les métiers du paysage.
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