3 manières de quitter une situation confortable pour changer de métier

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    Cela fait un moment que votre travail ne vous comble plus. Aujourd'hui, vous en êtes certain.e : votre situation personnelle ne vous mène pas à l'épanouissement, et vous souhaitez enfin faire quelque chose que vous aimez. 

    Vous avez donc l'intention de faire une reconversion professionnelle, afin de vous rapprocher enfin de ce qui vous plaît et vous motive le plus. Mais comment quitter une situation confortable (salaire qui tombe tous les mois, avantages divers...) pour se lancer dans une reconversion professionnelle ? Comment se lancer ? Quitter un travail qui ne nous plaît pas est une chose, mais comment faire face aux impondérables de la vie quotidienne : loyer, courses crédit à rembourser, dépenses médicales, vacances éventuelles... ?

    Pour répondre à toutes ces questions, voici quelques pistes pour vous permettre de quitter votre emploi l'esprit tranquille et de vous lancer dans une réorientation professionnelle, tout en minimisant les risques.

    Oser quitter une situation confortable pour effectuer une reconversion

    Chercher un nouveau travail en étant encore en poste

    Vous souhaitez quitter votre travail et/ou faire une reconversion professionnelle, mais vous avez peur des conséquences ? Vous ne voulez pas prendre le risque de vous retrouver face à des difficultés financières ? C'est compréhensible ! 

    Une bonne solution consiste alors à chercher un nouveau travail ou une formation tout en étant encore en poste, puis de démissionner. Attention néanmoins : une démission n’ouvre pas droit aux allocations chômage, sauf si elle s'accompagne d'un projet de création d'entreprise (la décision doit cependant être validée par un comité indépendant et n'est donc pas systématique). Si vous choisissez de démissionner sans avoir retrouvé de travail ou de formation, vous n'aurez plus de sources de revenus. Assurez-vous donc d'avoir un peu de trésorerie pour faire face à cette période de transition.

    Mais revenons-en à notre stratégie. 

    Tout d'abord, commencez par définir votre objectif : quel poste ou quelle formation recherchez vous, et dans quel domaine ? Dans quelle zone géographique ? Quels sont vos critères ? Votre objectif une fois fixé, commencez à consulter les offres d'emploi et à réactiver votre réseau professionnel. Mettez votre CV à jour, peaufinez votre profil Linkedin. N'hésitez pas à vous fixer des échéances : plus précises elles seront, plus vous serez motivé pour avancer dans votre projet professionnel. 

    Mais attention, les objectifs que vous vous fixez doivent être réalistes : si vous voyez trop large dès le début, vous risquez de vous décourager. Par exemple, vous pouvez vous fixer l'objectif de répondre à 10 offres d'emploi par semaine. Ou d'échanger par mail ou par téléphone avec deux contacts par semaine, etc.

    Il est important de ne pas tout mélanger et de bien compartimenter votre travail actuel et votre recherche de nouveau job / de formation pour reconversion. Consacrez-vous à cette recherche hors des heures de travail, par exemple le soir ou le matin avant de partir travailler. Vous pouvez également y travailler le week-end ; mais attention à ne pas vous épuiser, car ce n'est pas le but.

    La solution de sécurité : la rupture conventionnelle

    Vous cherchez une méthode pour quitter votre job sans risques ? N'allez pas plus loin : il n'y a pas de solution plus sécuritaire que la rupture conventionnelle !

    En effet, cette méthode de rupture du contrat de travail vous ouvre les droits aux allocations chômage, tout en vous octroyant une indemnité de départ qui varie selon le montant de votre salaire et votre ancienneté. De quoi envisager sereinement une reconversion professionnelle...

    Pour obtenir une rupture conventionnelle, il convient de négocier point par point avec son employeur. Le but : se mettre d'accord sur toute une série d'éléments, allant de la date de rupture du contrat de travail au montant de l'indemnité perçue. A savoir :

    la rupture conventionnelle n’est jamais garantie, c'est à dire qu'elle est toujours suspendue au consentement de l'employeur. Il est donc important de mettre les formes quand on formule une demande de rupture conventionnelle. La politesse et la courtoisie, ainsi que de bons arguments vous aideront dans votre quête. Pensez à travailler votre argumentaire avant de présenter votre demande : présentez votre situation actuelle et vos souhaits professionnels, vos projets futurs, tout en restant factuel et courtois. En étant flexible (notamment sur la date de départ), on gagne des points auprès de son employeur. Comme dans toutes les situations, la discussion, l'écoute et la conciliation sont la clé ! Voici les étapes à suivre pour présenter, puis concrétiser une demande de rupture conventionnelle :

    - Formuler une demande de rupture conventionnelle auprès de votre employeur

    - Réaliser au moins un entretien avec votre employeur pour définir les termes de la rupture du contrat de travail

    - Signer la convention de rupture

    - Respecter un délai légal de rétractation de 15 jours calendaires, à compter de la signature de la rupture conventionnelle

    - Envoyer la convention de rupture signée à la DIRECCTE (c'est l'employeur qui s'en charge)

    - Attendre la fin d'un délai d'homologation, qui est de 15 jours ouvrables (à compter de la réception par la DIRECCTE de la convention de rupture). Si la réponse est positive ou s'il y a absence de réponse, la convention de rupture est considérée comme valide.

    Le projet de transition professionnel (PTP), pour une reconversion sans risques

    Le projet de transition professionnel, aussi appelé CPF (pour compte personnel de formation) de transition permet à toute personne salariée de suivre une formation professionnelle pour évoluer dans ses compétences ou se reconvertir, le tout en percevant une rémunération. Pour en bénéficier, il faut remplir les conditions suivantes :

    - La formation demandée par le salarié n’a pas besoin d'avoir un lien avec l’activité actuelle du salarié

    - Le salarié doit justifier de 2 ans d’activité au moins, dont 1 an complet dans la même entreprise

    - Une demande écrite avec accusé de réception doit être adressée à votre employeur (en respectant les délais en vigueur, qui varient selon l'ancienneté du salarié) précisant les dates, le nom, la durée et l'organisme de formation auquel vous souhaitez faire appel.

    - Une fois que vous avez obtenu l'accord de votre employeur, (celui-ci peut toutefois différer le début de votre formation de plusieurs mois), vous devez déposer une demande de prise en charge de votre formation auprès du CPIR compétent

     

    Le gros avantage : votre rémunération est maintenue pendant la totalité de la durée de votre formation, selon un pourcentage de votre salaire de référence. C'est parfait si vous souhaitez vous reconvertir, sans toutefois avoir à démissionner et donc à vous retrouver sans ressources

     

    Enfin, votre temps de formation étant assimilé à du temps de travail "classique", les primes et congés restent dus par votre employeur. Vous conservez donc vos divers avantages.Et si finalement la meilleure solution était de ne pas se lancer seul.e et de se faire accompagner par un professionnel de la reconversion qui saura vous guider pas à pas ? Je Change de Métier vous aide à amorcer votre changement de direction ou à booster votre carrière en vous proposant d’être recontacté gratuitement par un expert du changement de vie professionnelle.


    Publié le 24 Sept. 2020
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