Comment rater sa reconversion ?

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    Quand on aborde le sujet de la reconversion, on préfère largement se concentrer sur ces personnes qui se plaisent à afficher leur bonheur suite à une expérience réussie plutôt que sur les fiascos. Quoi de plus normal.

    Les médias se font d’ailleurs régulièrement l’écho de ces salariés qui ouvrent leur restaurant après avoir été banquiers, qui partent enseigner le français à l’autre bout du monde après une carrière de juriste ou encore, qui se lancent dans l’agriculture bio après avoir été cadre supérieur.

    Pourtant, au risque de vous décevoir, les échecs existent aussi et ont en commun une mauvaise préparation et une mise en œuvre peu adaptée.

    Voici les 10 façons les plus efficaces de rater sa reconversion professionnelle.

    Refuser d’être accompagné

    Nous ne le répéterons jamais assez mais un projet d’évolution ou de reconversion professionnelle doit être mûrement préparé et réfléchi. Or souvent, on pense pouvoir se débrouiller seul car cela ne semble pas très compliqué et qu’après tout, qui mieux que nous pour savoir ce qu’on veut et ce qui sera bon.

    Pourtant, sans s'apparenter à un parcours du combattant, une reconversion professionnelle est tout de même loin d’être une promenade de santé où les erreurs et mauvaises décisions sont courantes. Etes-vous réellement certains de connaître toutes les questions à se poser avant d’entamer une telle démarche ? Quelles seraient les conséquences si vous en oubliiez une étape ?

    Un professionnel de la reconversion n’aura pas pour objectif de faire à votre place ou de vous apporter des réponses pré-formatées sur une plateau mais plutôt de vous aider à vous poser les vraies questions auxquelles vous n’auriez sans doute pas pensé et vous pousser à effectuer un travail sur vous pour vous assurer que la voie choisie est la bonne.

    Comment éviter la déception ?

    Acceptez d’être accompagné ! Consultants en bilan de compétences, conseillers en évolution professionnel ou coachs carrière, les experts ne manquent pas mais surtout, ils vous permettront de gagner du temps, de sécuriser votre parcours et de booster votre confiance en vous.

    Plutôt que de voir cela comme une charge financière (surtout que leur financement est courant), voyez-le plutôt comme un investissement pour votre avenir.

    Vous souhaitez sécuriser votre projet ? Nous vous conseillons d’essayer notre plateforme qui vous propose des professionnels suivant votre profil.

     

    Manquer de confiance en soi

    Avoir confiance en soi, c’est penser que l’on est capable d’agir de manière appropriée dans les situations importantes et s’il y a bien une cause d’échec qui vole la vedette aux autres, c’est le manque de confiance en soi. Ce sentiment vous pousse à vous dévaloriser, à freiner votre assurance, vos initiatives et vos capacités à prendre des risques. Vous avez envie de changement mais vous vous mettez des bâtons dans les roues en vous convaincant que vous ne pourrez jamais y parvenir.

    La confiance sert à convaincre, à échanger, à argumenter et à se prouver à soi-même et aux autres du bien-fondé de notre projet.

    Le manque de confiance a également tendance à rendre les personnes trop naïves et influençables. Cela n’est pas une mauvaise chose en soi quand on sait démêler les bonnes intentions de mauvaises mais si ce n’est pas le cas, la personnes tergiverse, hésite, se focalise sur les difficultés et risques, puis se découragent totalement les empêchant de se projeter dans leur propre réussite.

    Comment éviter la déception ?

    La bonne nouvelle, c’est que la confiance en soi n’est pas innée, elle est créée. Vous pouvez travailler sur vous pour augmenter votre confiance en vous. Tout d’abord, prenez conscience qu’un projet réussi est un projet mûrement réfléchi.

    Or, si vous avez bien étudié votre projet en amont, vous le connaissez par coeur, dans les moindres recoins. Donc commencez par ignorer ces petites voix intérieures qui voudraient vous faire croire que vous n’avez pas les capacités à réaliser vos rêves car si vous n’essayez pas, vous ne saurez pas si auriez réussi ou pas. Mais si ce manque de confiance vous semble réellement insurmontable, nous vous recommandons fortement de vous faire accompagner par un professionnel dès le début. Ces derniers sauront vous aider à déterminer si votre projet est réalisable, dans quelles conditions et les étapes à suivre. Rassuré, vous hésiterez certainement moins à vous lancer.

     

    Ne pas être soutenu

    Se lancer dans un projet de reconversion professionnelle a des allures de grand saut dans l’inconnu. La situation sera évidemment plus facile à vivre si on se sent soutenu et encouragé. Or, bien souvent, nous avons la désagréable sensation que ce n’est pas le cas.

    Plusieurs raisons peuvent expliquer cela :

    • Vous vous adressez aux mauvaises personnes et là, nous vous invitons à consulter notre sujet sur les personnes toxiques. Si vous souhaitez ressentir de la motivation et de l’enthousiasme pour votre projet de reconversion, évitez de vous adresser aux personnes naturellement inquiètes, stressées, allergiques au changement.
    • Vous manquez de confiance en vous. Nous vous renvoyons au point ci-avant abordé dans cet article. Si vous n’avez pas confiance en vous comment pourriez-vous espérer convaincre votre entourage et les rassurer sur votre projet quand votre discours sous-entend illégitimité et dévalorisation.
    • Votre projet n’est pas clair. Un projet mal ficelé et peu compréhensible ne suscitera pas l’adhésion de votre entourage tout simplement car il ne le prendront pas au sérieux et l’assimileront à une lubie passagère.

    Comment éviter la déception ?

    Vous souhaitez qu’on vous prenne au sérieux, qu’on adhère à votre projet et qu’on vous pousse dans sa réalisation ? Alors, croyez en ce que vous faites, soyez convaincant et pour cela, pas de secret. Il faut vous préparer et tout planifier dans les moindre détails. Vous ne pouvez pas laissez entendre que vous avez des doutes. Se réorienter, c’est prendre un risque professionnel et il y aura forcément des gens pour vous en dissuader. Si vous souhaitez l’attitude inverse, vous devez imposer vos certitudes sans pour autant donner l’impression de vouloir convaincre à tout prix.

     

    Trop vous reposer sur les autres

    Nous avons vu un peu plus haut que l’une des raisons de l’échec d’un projet de reconversion était de refuser l’aide extérieur mais trop attendre de cette aide est  également une erreur. Nous retrouvons cette tendance chez les personnes qui ont du mal à prendre une décision et font preuve d’un manque de confiance en soi flagrant. 

    Entrée + Plat ou Plat + Dessert ? Sortir faire la fête ou rester dans son lit ? Nous avons tous à prendre des décisions à tout moment de notre vie et parfois, nous doutons du choix à faire. Mais pour certains, le moindre choix devient une véritable épreuve et nous préférons finalement nous reposer sur l’avis des autres plutôt que de faire confiance à nos propres choix. Pourtant, cette option n’est absolument pas acceptable. Un projet professionnel se construit surtout à partir de choix personnels. Attention de ne pas vous laisser trop influencer par les autres.

    Déjà, en écoutant tout ce que vous dit votre entourage, vous risquez de vous perdre. Ils a ceux qui feront tout pour vous faire douter, par jalousie ou réelle crainte, et ceux qui vous donneront 100% raison sans contre-argument. Dans les 2 cas, aucune construction positive ne pourra en sortir. Le doute s’installera et petit à petit votre projet sera mort-né.

    Autre cas, vous attendez trop du professionnel qui vous accompagne et acquiescez sans sourciller à toutes ses propositions. Vous vous dites qu’en restant dans votre zone de confort, vous évitez les risques et qu’en tant qu’expert, votre consultant trouvera forcément la bonne solution.

    Mais vous oubliez encore une fois une chose importante. Votre projet se construit autour de VOUS et vous seul. En refusant de vous impliquer, vous risquez dans quelques années de revenir à votre point de départ.

    Comment éviter la déception ?

    Encore une fois, la première étape sera de prendre confiance en vous car à ce moment, vous accepterez l’idée que vos idées sont bonnes et que vous pouvez les mener à bien. Attention, nous ne sommes pas en train de sous-entendre que vous n’avez pas besoin de conseils externes mais plutôt qu’il va falloir faire un travail sur vous-même pour apprendre à ne pas accepter aveuglément les conseils.

     

    Penser que ce sera la panacée

    Celui là, il est pas mal non plus. S’imaginer dur comme fer que changer de métier sera la solution miracle à vos problèmes. La liste est longue des difficultés (réelles ou non) qu’on s’imagine pouvoir résoudre en redémarrant une nouvelle vie : un problème relationnel avec ses collègues, un burn-out naissant, une lassitude s’installant durablement…

    Et un jour, on décide de foncer tête baissée dans une formation pour un métier dont on a vaguement déterminé via des tests en ligne qu’on était plus ou moins fait pour ou qu’on idéalise depuis tout petit.

    Mais en réalité, vous ignorez tout de cette profession. Son quotidien, ses opportunités de recrutement, le marché de l’emploi. Tout ce que vous avez en tête est : «  Ce sera toujours mieux que ce que je fais actuellement ». Que la déception sera grande. De plus, actuellement, est-ce réellement votre métier le soucis ? Avez-vous réellement pris le recul nécessaire pour vérifier si la reconversion était la solution ?

    Comment éviter la déception ?

    Tout d’abord, assurez-vous que votre mal-être actuel provient réellement de votre profession et qu’aucune autre solution que la reconversion n’existe pour y remédier. Là encore, un accompagnement professionnel est une excellente solution pour faire le point. 

    Ensuite, faites une enquête métier minutieuse, voire testez-le.

     

    Manquer de patience

    En fonction du projet professionnel, la durée d’une reconversion s’étend généralement sur 6 à 36 mois donc autant dire que les impatients qui pensent pouvoir donner leur démission pour commencer immédiatement leur nouvelle vie professionnelle risquent d’être déçus.

    Pourquoi cette durée ? C’est assez simple à comprendre. Vous avez le temps de préparation qui s’étale en général sur plusieurs semaines entre l’étude du marché, les bilans possibles, les introspections, puis vous avez le temps de formation qui s’étale sur plusieurs mois, vous avez éventuellement le temps de test de la profession… bref, cela ne se fera pas d’un claquement de doigts.

    Comment éviter la déception ?

    Si vous pensez pouvoir sauter les étapes pour gagner du temps, évitez cette tactique. La déception serait trop grande. Il est important d’y aller étape par étape, petit à petit, sans rien brusquer. Mais attention de ne pas tomber dans l’excès inverse et de laisser traîner sans passer à l’action.

     

    Choisir une reconversion trop « sage »

    Depuis tout petit, nous sommes plus ou moins formatés à suivre des chemins sans risque et le choix de la profession en fait partie. Pour vos études, on vous a conseillé de choisir un secteur qui recrute, porteur et inévitablement, lors de votre projet de reconversion, ces vieux travers reviennent. Vous cherchez une voie où vous pourrez utiliser vos compétences actuelles, celles que vous connaissez par coeur et que vous utilisez déjà au quotidien, où les possibilités de recrutement sont élevées, où vous n’aurez pas forcément besoin de déménager… finalement, vous faites le choix du pragmatisme. Mais peut-on vous en vouloir ? D’une part vous vous sentez rassuré et d’autre part, vous imaginez pouvoir rapidement passer à cette nouvelle vie.

    Pourtant, êtes-vous sûr que cette reconversion trop sage ne laissera pas rapidement place à la démotivation, au manque d’enthousiasme quand vous vous rendrez compte que l’excitation de la nouveauté n’est finalement pas au RDV ?

    Comment éviter la déception ?

    Laissez parler votre coeur, exprimez vos motivations profondes, laissez sortir vos passions quitte à avoir l’impression que vous vous lancez dans une mission impossible. En étant accompagné dès le début et guidé dans les différentes étapes de la reconversion, vous pourriez être réellement surpris de constater que s’épanouir au travail est possible. Vous gagnerez en motivation et en confiance en vous.

     

    Se lancer sans être vraiment prêt

    Il va sans dire qu’on ne change pas de métier comme on change de chemise et que cette décision ne doit pas être prise à la légère tant ses conséquences peuvent être importantes.

    Changer de voie professionnelle implique forcément un changement de vie qui peut être plus ou moins important : mobilité géographique, baisse ou augmentation de revenus, plus ou moins de temps personnel… Vous l’aurez deviné, elle touche aussi votre vie personnelle et va impacter votre entourage.

    La décision de se lancer ne doit donc pas être prise sur un coup de tête. On ne décide pas de tout plaquer du jour au lendemain suite à une relation un peu tendue avec son patron pour allez ouvrir un bar en bord de plage à l’autre bout du monde même si l’idée est assez tentante. Enormément de critères entrent en jeu : les raisons profondes de votre mal-être potentiel, vos aptitudes, vos compétences, votre environnement.

    Comment éviter la déception ?

    Tout projet de reconversion doit commencer par un vrai questionnement pertinent qui n’oubliera pas de prendre en compte votre entourage également et permettra de vérifier si votre besoin est une réelle reconversion ou plutôt une réorientation professionnelle. Clairement, une reconversion professionnelle comprend un avant et un après où ce n'est pas le projet qui est au cœur de la démarche, mais l'individu qui engage une véritable introspection, afin d'identifier ses nouveaux besoins professionnels.

     

    Choisir la création d’entreprise

    Le choix de changer de métier peut prendre plusieurs formes et répondre à plusieurs aspirations dont celle de devenir entrepreneur. 

    Faire ce choix réclame une certaine maturité et une motivation à toute épreuve car il faut accepter de prendre des risques pour en tirer de potentiels bénéfices.

    Se libérer de la relation hiérarchique, être son propre employeur, gérer son activité comme bon nous semble est dans l’air du temps. Mais contrairement à ce que de nombreuses émissions laissent à penser, devenir son propre patron peut vite virer au cauchemar quand on y est mal préparé.

    Dans la pratique, peu d'individus sont réellement prêts à assumer le mode de vie d'un créateur d’entreprise et les contraintes imposées par ce statut. A la différence des statuts individuels, la création d’entreprise implique de savoir développer soi-même son activité, de jouer les commerciaux, d’embaucher des salariés, de trouver des partenaires et des clients, de suivre sa trésorerie, de s’informer sur le marketing et la promotion. Il faut également être prêt à accepter de ne pas gagner d'argent pendant plusieurs mois, être capable de jongler avec des revenus fluctuants d'un mois sur l'autre, et comprendre qu’il n’existe aucune certitude à long terme. Il faut aussi savoir dire adieu aux congés payés, aux assurances chômage et à la sécurité de l'emploi.

    Faire le choix de l’entrepreneuriat revient à choisir l’option la plus complexe de la reconversion. Il faut donc être absolument conscient de ce que ce choix implique avant de se lancer car si la vie d’un salarié n’est pas un long fleuve tranquille, celle de l’entrepreneuriat non plus… 

    Comment éviter la déception ?

    Tous les spécialistes s’accordent à dire que se lancer dans la création d’entreprise doit résulter d’une réflexion aboutie et s’appuyer sur la consultation d’un expert en accompagnement des entreprises car l’un des écueils de cette reconversion, est de penser qu’il est facile de créer la société de ses rêves sans vérifier au préalable qu’on sera en mesure de surmonter les éventuelles difficultés administratives et commerciales. La réalisation d’un bilan de compétences peut être une bonne base pour savoir vers quel secteur d’activités vous diriger. Il vous faudra également être parfaitement formé au moment de vous lancer en tant qu’entrepreneur.

    Si vous faites preuve d’une motivation sans faille et que vous vous appuyez sur un projet solide, votre reconversion professionnelle dans l’entrepreneuriat aura déjà de grandes chances d’aboutir !

     

    Choisir la mauvaise formation

    Si vous ne vous éloignez pas trop de votre activité de départ, vous pourriez réaliser une Validation d’Acquis de l’Expérience (VAE) ou votre ancienneté vous permettrait d’obtenir une certification et d’évoluer professionnellement.

    Mais si vous changez totalement de métier et de secteur, il est courant de passer par la case formation. Bien la choisir est donc primordial pour la réussite de votre projet professionnel.

    Mais quand on sait que la France ne compte pas moins de 60000 organismes de formation, comment s’y retrouver dans ce dédale d’offres en tout genre et surtout, s’assurer de choisir celle qui permettra de réaliser votre rêve ? 

    Comment éviter la déception ?

    En s’assurant de faire le bon choix. Pour cela, prenez le temps d’étudier votre projet, de trouver des formations opérationnelles, de contrôler la fiabilité et la qualité du centre qui la délivre, de vous assurer que la méthode d’enseignement s’adapte à votre mode de vie.

    N’hésitez pas à vous faire accompagner d’un professionnel qui vous aidera dans votre réflexion net votre sélection.


    Publié le 30 Juil. 2020 , et mis à jour le 14 Août 2020
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