Lorsqu’on envisage une reconversion professionnelle, que ce soit pour changer de métier ou bien pour se lancer dans l'entreprenariat, il est important de bien réfléchir à son projet et de se préparer rigoureusement.
Néanmoins, cela prend un certain laps de temps !
La solution pour se consacrer pleinement à son projet serait :
Plus facile à dire qu’à faire !
Alors, si comme des milliers de candidats, vous souhaitez changer de carrière mais que vous n’êtes pas encore prêt(e) à quitter votre emploi actuel, de peur de tout perdre en cas d’échec, vous pouvez prendre un congé.
Sachez qu’il existe plusieurs types de congés propices à la reconversion professionnelle.
Découvrons-les ensemble.
Également appelé projet de transition professionnelle (PTP), le CPF de transition professionnelle permet au salarié de s'absenter pour suivre une formation certifiante, éligible au compte personnel de formation, lui permettant de changer de métier.
Il bénéficie d'un congé spécifique lorsqu'il suit cette action de formation en tout ou partie durant son temps de travail.
Lorsque le CPF de transition est réalisé entièrement sur son temps de travail, sa rémunération est maintenue selon un pourcentage de son salaire moyen de référence.
Un avantage indéniable pour les personnes envisageant une reconversion professionnelle sans toutefois se retrouver sans ressources.
La durée est variable en fonction de la formation concernée.
Le salarié doit adresser une demande écrite d'autorisation d'absence à son employeur, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception :
Ensuite, le salarié doit déposer une demande de prise en charge de son projet de transition professionnelle auprès de la commission paritaire interprofessionnelle régionale compétente (CPIR) de son lieu de résidence principale ou de travail (appelée également Association Transitions Pro / ATpro).
La CPIR peut également prendre en charge les frais de transport, de restauration et d’hébergement occasionnés par la formation.
Le CFP permet à un agent de la fonction publique d’Etat, territoriale ou hospitalière de bénéficier d’un congé pour parfaire sa formation personnelle par le biais de stages de formation à caractère professionnel ou personnel qui ne lui sont pas proposés par l'administration, ou pour des actions organisées par l'administration en vue de la préparation aux concours administratifs.
Le congé de formation professionnelle permet notamment de réaliser un projet de formation en vue d'une reconversion.
La durée du congé de formation professionnelle est fixée à 3 ans maximum pour l'ensemble de la carrière d’un agent. Il peut être utilisé en une ou plusieurs fois et réparti tout au long de la carrière de l'agent (fractionné en semaines, journées ou demi-journées).
L’agent hospitalier doit formuler sa demande de congé au moins 60 jours avant la date de début de la formation. Cette durée est portée à 90 jours pour agent territorial et 120 jours pour un agent de la fonction publique d’État.
La demande doit préciser les dates de début et de fin du congé, la formation envisagée, ainsi que les coordonnées de l'organisme de formation.
Le congé sabbatique permet à un salarié de suspendre son contrat de travail afin de réaliser un projet personnel comme notamment une reconversion professionnelle.
La durée d’un congé sabbatique varie de 6 mois minimum à 11 mois maximum.
Le salarié doit informer l'employeur de son souhait de prendre un congé sabbatique au moins 3 mois avant la date de départ envisagée.
Le congé ou temps partiel pour création ou reprise d’entreprise permet à un salarié de prendre un congé à temps plein ou une période d’activité à temps partiel pour se consacrer à son projet entrepreneurial.
Sa durée est fixée à un an, renouvelable une fois (à condition de prévenir son employeur au minimum 3 mois avant le terme de la première année). La durée totale du congé ne peut donc excéder deux ans.
Le salarié adresse sa demande à son employeur au moins 2 mois avant le début du congé ou de la période de travail à temps partiel pour la création ou la reprise d’entreprise.
Le salarié peut demander à son employeur de bénéficier d'un congé sans solde. Il peut être pris pour convenances personnelles ou pour des besoins professionnels (créer une entreprise, changer de métier…).
Le congé sans solde n’est pas rémunéré.
Sa durée est définie de gré à gré entre le salarié et l’employeur.
Le congé sans solde n’étant pas prévu par le Code du travail, aucune précision particulière concernant la procédure n’est donnée.
Si la convention ou un accord collectif prévoit des dispositions relatives au congé sans solde, le salarié et l'employeur doivent les respecter.
En l'absence de dispositions conventionnelles ou collectives, le salarié doit demander l’accord à son employeur. Afin de prévenir tout litige, un accord écrit entre l’employeur et le salarié, mentionnant les dates envisagées de début et de fin du congé, la possibilité de renouveler le congé ainsi que les conditions de retour du salarié dans l'entreprise, est préférable.
Temps de lecture approximatif · 8 min
Temps de lecture approximatif · 5 min
Temps de lecture approximatif · 9 min
Temps de lecture approximatif · 9 min
CV & candidature en reconversion : valoriser un parcours atypique
Changer de métier, c’est aussi changer de candidature. Votre CV, votre lettre de motivation et votre façon de vous présenter en entretien doivent raconter une histoire cohérente — même quand votre parcours ne suit pas une ligne droite. Ces articles vous montrent comment transformer un profil atypique en argument de conviction.
Droits & démarches en reconversion : le cadre légal selon votre statut
Changer de métier ne se fait pas dans un vide juridique. Congé de transition, démission-reconversion, maintien de salaire, aides de France Travail — vos droits et vos démarches dépendent entièrement de votre statut actuel. Ces articles détaillent ce à quoi vous avez réellement accès et comment l’activer, sans jargon inutile.
Entretien en reconversion : préparer ses réponses et convaincre
En reconversion, l’entretien d’embauche est le moment où tout se joue — et où votre parcours atypique devient soit un frein, soit un argument. Les recruteurs ne cherchent pas à vous piéger : ils veulent comprendre la logique de votre démarche et mesurer votre capacité à réussir dans un nouveau métier. Ces articles vous préparent à répondre avec clarté aux questions que chaque candidat en reconversion rencontre.
Retour à l’emploi en reconversion : trouver, débuter et s’intégrer
La reconversion ne s’arrête pas au moment où vous décrochez un poste — elle se joue aussi dans les semaines qui suivent. Chercher un emploi dans un secteur où l’on débute, prendre ses marques quand tout le monde autour de soi maîtrise déjà les codes, gérer le doute une fois en poste : ce sont des étapes que personne ne prépare. Ces articles couvrent ce qui vient après la décision et la formation — le moment où la reconversion devient réelle.
Réseau & reconversion : se faire connaître dans un nouveau secteur
La plupart des reconversions réussies passent par une rencontre, une recommandation ou une conversation au bon moment — rarement par une candidature en ligne. Ces articles vous aident à construire un réseau professionnel dans un secteur où personne ne vous connaît encore, sans forcer ni improviser.
Suis-je prêt·e à changer de métier ?
Test gratuit • 3 minutes • Sans engagement