Le concept d’outplacement a vu le jour aux Etas-Unis dans les années 80, mais se développe de plus en plus sur notre territoire via des cabinets spécialisés dans le retour et la recherche d’emploi.
Dans le cadre d’une rupture conventionnelle, d’une procédure de licenciement individuel, d'un licenciement économique, d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou d’un reclassement suite à un handicap, le salarié peut bénéficier d’un outplacement.
Pour faire simple, cette prestation consiste en la prise en charge d’un accompagnement par l’employeur au moment d’une séparation avec l’un de ses salariés pour l’aider à rebondir rapidement. Il a vocation à aider le collaborateur à retrouver un nouvel emploi ou à l’accompagner dans un projet de création, de reprise d’entreprise ou d’activité indépendante. Que ce soit par le biais d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle, le reclassement professionnel du salarié peut faire partie du contrat de rupture, de la même manière que des indemnités.
L’outplacement peut se faire de façon individuelle ou collective mais ne sera obligatoire que pour les entreprises procédant à un licenciement d’au moins 10 salariés. On parle alors d’une cellule de reclassement.
Dans les autres cas de licenciement, il peut être utilisé dans le cadre d'un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi).
Cette procédure peut intervenir aussi bien avant qu’après la fin du contrat de travail.
Dans les faits, l'outplacement individuel concerne essentiellement une population de cadres ou managers, entre 35 et 50 ans, diplômé bac+5, comptant minimum 5 ans d’ancienneté, gagnant entre 50000€ et 100 000€ annuels et intervient majoritairement dans le cas d'une rupture conventionnelle et d'une négociation avec l’employeur.
Toutefois, on commence à observer une diversification des profils en parallèle d’une augmentation du nombre de personnes profitant de ce type de service.
En effet, l’efficacité de la méthode commence à se faire connaître et à se démocratiser. Les DRH, les dirigeants sont plus enclins à le proposer et les salariés mieux renseignés n’hésitent plus à le solliciter.
Ainsi que nous venons de l’évoquer, l’efficacité de l’outplacement n’est plus à démontrer.
Dans le cadre d'un reclassement collectif, le cabinet qui interviendra s'engage à aboutir sur au moins une des quatre débouchés suivants :
Donc dans une certaine mesure, il y a obligatoirement efficacité.
Mais la méthode prouve également son efficacité au niveau des statistiques. En effet, la commission du Conseil en Évolution professionnelle du Syntec qui publie chaque année depuis 2001 les résultats de son étude annuelle sur l’Outplacement Individuel mais en évidence les chiffres suivants (en 2019) :
Une autre cause favorise le recours de plus en plus courant à l’outplacement collectif : les licenciements plus nombreux (et la situation de crise que nous traversons ne devrait pas arranger la situation).
Pour s’adapter, les cabinets d’outplacement diversifient leurs offres pour les rendre plus accessibles aux entreprises et leurs budgets.
Ainsi, on commence à voir de plus en plus régulièrement des profils de personnes de plus de 50 ans, ou avec moins de 5 ans d’ancienneté ou encore des niveaux d’étude inférieurs à Bac +5.
La démocratisation de cette procédure ne peut être que de bon augure pour toutes les catégories qui pourront ainsi retrouver plus rapidement un poste ou démarrer une nouvelle vie professionnelle.
Finalement, si l’outplacement était auparavant réservé aux cadres supérieurs, il s’ouvre petit à petit à tous les salariés.
Sur le même sujet
Portraits de reconvertis, données exclusives sur le marché, guides de financement. Plus de 32 000 abonnés nous font confiance. Pourquoi pas vous ?
Suis-je prêt·e à changer de métier ?
Test gratuit • 3 minutes • Sans engagement