Quand on aborde le sujet de la reconversion, on préfère largement se concentrer sur ces personnes qui se plaisent à afficher leur bonheur suite à une expérience réussie plutôt que sur les fiascos. Quoi de plus normal.
Les médias se font d'ailleurs régulièrement l'écho de ces salariés qui changent totalement de voie après plusieurs années de carrière.
Mais si vous avez lu notre “guide de la reconversion professionnelle”, vous avez pu vous apercevoir qu’entamer une telle démarche n’est pas de tout repos.
Changer de métier demande du temps, de la réflexion et une bonne préparation. Et certaines erreurs peuvent fragiliser un projet pourtant prometteur.
Pour vous aider à mieux appréhender votre réorientation professionnelle et mettre toutes les chances de votre côté, voici les principaux pièges de la reconversion professionnelle à éviter.
| # | Piège | Comment l'éviter (en bref) |
|---|---|---|
| 1 | Se lancer sans préparation | Commencer par une vraie introspection sur ses motivations et besoins réels |
| 2 | Choisir la mauvaise formation | Valider le projet professionnel avant de choisir la formation, pas l'inverse |
| 3 | Ne pas anticiper le coût de la reconversion | Établir un budget réaliste et étudier les dispositifs de financement (CPF, PTP, France Travail...) |
| 4 | Refuser d'être accompagné | Se faire accompagner (bilan de compétences, CEP, coach) pour gagner du temps et sécuriser le parcours |
| 5 | Manquer de confiance en soi | S'appuyer sur un projet mûrement réfléchi ; se faire accompagner si le blocage persiste |
| 6 | Ne pas être soutenu | Partager son projet une fois qu'il est concret, et accepter les questions de l'entourage |
| 7 | Trop se reposer sur les autres / manquer d'implication | Écouter les conseils mais garder la maîtrise de ses propres choix |
| 8 | Voir la reconversion comme un Eldorado | Confronter sa vision idéalisée à la réalité (enquête métier, immersion) |
| 9 | Manquer de patience | Avancer étape par étape (durée moyenne : 6 à 36 mois) avec des échéances réalistes |
| 10 | Choisir une reconversion trop « sage » | Faire dialoguer passion et raison plutôt que choisir uniquement la sécurité |
| 11 | Se lancer dans l'entrepreneuriat sans en mesurer les contraintes | Se renseigner précisément sur les implications (trésorerie, absence de sécurité sociale...) et tester progressivement |
| 12 | Penser qu'on n'a pas l'âge de se reconvertir | Se demander si le projet est réaliste plutôt que de se focaliser sur l'âge |
| 13 | Ne pas assez se renseigner sur le métier envisagé | Consulter des fiches métier, faire une enquête métier, rencontrer des professionnels |
| 14 | Se focaliser sur un métier unique | Élargir la recherche à des métiers proches ou connexes avant de trancher |
Il va sans dire qu’on ne change pas de métier comme on change de chemise et que cette décision ne doit pas être prise à la légère tant ses conséquences peuvent être importantes.
Un changement de voie professionnelle implique forcément un changement de vie qui peut être plus ou moins important : mobilité géographique, baisse ou augmentation de revenus, plus ou moins de temps personnel…
Votre reconversion peut donc avoir des répercussions sur votre vie personnelle et sur votre entourage.
La décision de vous lancer ne doit pas être prise sur un coup de tête après une journée difficile ou une relation tendue avec votre employeur. De nombreux éléments doivent être pris en compte : les raisons profondes de votre envie de changement, vos aspirations, vos compétences, vos contraintes personnelles ou encore la réalité du marché de l'emploi.
Tout projet de reconversion doit commencer par un véritable questionnement.
Qu'est-ce qui ne vous convient plus aujourd'hui ? Est-ce votre métier, votre environnement de travail, votre entreprise, vos conditions de travail ou votre secteur d'activité ? Et surtout : qu'attendez-vous réellement de votre future vie professionnelle ?
Cette introspection permet de déterminer si vous avez réellement besoin de changer de métier ou si une évolution professionnelle moins radicale pourrait répondre à vos attentes.
Dans une reconversion, le métier visé est important. Mais vous restez le point de départ du projet : vos besoins, vos motivations, vos contraintes et vos priorités doivent guider votre réflexion.
Si votre projet reste relativement proche de votre activité actuelle, la Validation des acquis de l'expérience (VAE) peut, dans certaines situations, permettre de faire reconnaître des compétences acquises au cours de votre parcours afin d'obtenir tout ou partie d'une certification professionnelle.
Mais si vous changez totalement de métier et de secteur, il est courant de passer par la case formation. Bien la choisir est donc primordial pour la réussite de votre projet professionnel.
Face au très grand nombre de formations et d'organismes disponibles, il n'est pourtant pas toujours facile de s'y retrouver : quelle certification choisir ? Quelle durée ? Présentiel ou distanciel ? Quels débouchés ? Quel financement ?
Ne choisissez pas une formation simplement parce qu'elle vous semble attractive ou parce qu'elle promet une reconversion rapide.
Commencez par vérifier précisément les compétences et qualifications nécessaires pour exercer le métier visé.
Prenez ensuite le temps d'étudier les formations disponibles : programme, certification préparée, prérequis, durée, modalités pédagogiques, coût, possibilités de financement et adéquation avec votre organisation personnelle.
Vérifiez également la fiabilité de l'organisme qui dispense la formation.
Et surtout : validez votre projet professionnel avant de choisir votre formation, et non l'inverse
Changer de métier peut avoir un coût, et celui-ci ne se limite pas au prix d'une éventuelle formation.
Selon votre projet, vous devrez peut-être faire face à une baisse temporaire de revenus, financer une formation, vous déplacer, acheter du matériel ou simplement patienter plusieurs mois avant de retrouver une situation professionnelle stable.
Négliger cet aspect peut fragiliser un projet pourtant bien construit et vous obliger à accélérer certaines étapes ou à abandonner une piste faute de moyens.
La question financière doit donc être abordée dès le début de votre réflexion, et non une fois la reconversion engagée.
Commencez par établir un budget réaliste de votre reconversion.
Listez les dépenses directement liées à votre projet, mais évaluez également vos besoins financiers pendant toute la période de transition. Demandez-vous notamment combien de temps vous pourriez supporter une éventuelle baisse de revenus.
Si une formation est nécessaire, renseignez-vous également sur les dispositifs de financement auxquels vous pouvez prétendre selon votre situation : CPF, Projet de transition professionnelle, aides de France Travail, financement par l'employeur, etc.
Attention toutefois : l'existence d'un dispositif ne signifie pas que votre formation sera automatiquement prise en charge. Les conditions d'éligibilité et les modalités de financement doivent être vérifiées avant de vous engager.
Enfin, ne démissionnez pas trop rapidement pour vous consacrer entièrement à votre projet. Dans certaines situations, il est possible de préparer progressivement sa reconversion tout en conservant son emploi.
Anticiper financièrement sa reconversion ne signifie pas renoncer à prendre des risques. Cela permet simplement de savoir quels risques vous pouvez réellement vous permettre de prendre.
Nous ne le répéterons jamais assez mais un projet d’évolution ou de reconversion professionnelle doit être mûrement préparé et réfléchi.
Pourtant, il est tentant de vouloir tout faire seul. Après tout, qui mieux que vous pourrait savoir ce que vous voulez et ce qui vous conviendrait ?
Mais prendre du recul sur sa propre situation n'est pas toujours évident. Certaines questions essentielles peuvent être oubliées et certaines pistes écartées trop rapidement.
Un professionnel de l'accompagnement n'a pas vocation à décider à votre place ou à vous apporter une réponse toute faite. Son rôle consiste plutôt à vous aider à prendre du recul, identifier vos priorités, explorer différentes possibilités et structurer votre réflexion.
Acceptez d’être accompagné !
Consultants en bilan de compétences, conseillers en évolution professionnel ou coachs carrière, les experts ne manquent pas mais surtout, ils vous permettront de gagner du temps, de sécuriser votre parcours et de booster votre confiance en vous.
Plutôt que de voir cela comme une charge financière (surtout que leur financement est courant), voyez-le plutôt comme un investissement pour votre avenir. L'objectif n'est pas de déléguer votre projet, mais de bénéficier d'un regard extérieur pour sécuriser vos choix et avancer plus méthodiquement.
Et vous, où en êtes-vous dans votre réflexion ? En 3 minutes, faites le point sur votre projet de reconversion et découvrez votre profil.
Avoir confiance en soi, c’est penser que l’on est capable d’agir de manière appropriée dans les situations importantes et s’il y a bien une cause d’échec qui vole la vedette aux autres, c’est le manque de confiance en soi.
Ce sentiment vous pousse à vous dévaloriser, à freiner votre assurance, vos initiatives et vos capacités à prendre des risques. Vous avez envie de changement mais vous vous mettez des bâtons dans les roues en vous convainquant que vous ne pourrez jamais y parvenir.
La confiance sert à convaincre, à échanger, à argumenter et à se prouver à soi-même et aux autres du bien-fondé de notre projet.
Le manque de confiance a également tendance à rendre les personnes trop naïves et influençables. Cela n’est pas une mauvaise chose en soi quand on sait démêler les bonnes intentions de mauvaises mais si ce n’est pas le cas, la personne tergiverse, hésite, se focalise sur les difficultés et risques, puis se décourage totalement les empêchant de se projeter dans leur propre réussite.
La bonne nouvelle, c’est que la confiance en soi n’est pas innée, elle est créée.
Vous pouvez travailler sur vous pour augmenter votre confiance en vous. Tout d’abord, prenez conscience qu’un projet réussi est un projet mûrement réfléchi.
Or, si vous avez bien étudié votre projet en amont, vous le connaissez par cœur, dans les moindres recoins. Donc commencez par ignorer ces petites voix intérieures qui voudraient vous faire croire que vous n’avez pas les capacités à réaliser vos rêves car si vous n’essayez pas, vous ne saurez pas si auriez réussi ou pas.
Mais si ce manque de confiance vous semble réellement insurmontable, nous vous recommandons fortement de vous faire accompagner par un professionnel dès le début. Ces derniers sauront vous aider à déterminer si votre projet est réalisable, dans quelles conditions et les étapes à suivre. Rassuré, vous hésiterez certainement moins à vous lancer.
Se lancer dans un projet de reconversion professionnelle a des allures de grand saut dans l’inconnu.
La situation sera évidemment plus facile à vivre si on se sent soutenu et encouragé. Or, bien souvent, nous avons la désagréable sensation que ce n’est pas le cas. Certaines personnes sont naturellement inquiètes face au changement. D'autres peuvent avoir du mal à comprendre pourquoi vous souhaitez quitter une situation professionnelle qu'elles considèrent comme stable.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cela :
Parlez de votre projet lorsque vous commencez à disposer d'éléments concrets.
Quel métier envisagez-vous ? Pourquoi ? Qu'avez-vous découvert sur cette profession ? Une formation est-elle nécessaire ? Comment envisagez-vous la transition ? Quel pourrait être l'impact financier ou familial ?
Plus votre projet sera construit, plus il sera facile de l'expliquer.
Et acceptez qu'une reconversion puisse susciter des questions, y compris chez les personnes qui vous soutiennent. Avoir des doutes ne signifie pas que votre projet est mauvais ou que vous devez l'abandonner.
Refuser toute aide peut être une erreur. Mais attendre des autres qu'ils choisissent à votre place en est une autre.
Entrée + Plat ou Plat + Dessert ? Sortir faire la fête ou rester dans son lit ? Nous avons tous à prendre des décisions à tout moment de notre vie et parfois, nous doutons du choix à faire. Mais pour certains, le moindre choix devient une véritable épreuve et nous préférons finalement nous reposer sur l’avis des autres plutôt que de faire confiance à nos propres choix. Pourtant, cette option n’est absolument pas acceptable. Un projet professionnel se construit surtout à partir de choix personnels. Attention de ne pas vous laisser trop influencer par les autres.
Déjà, en écoutant tout ce que vous dit votre entourage, vous risquez de vous perdre. Ils a ceux qui feront tout pour vous faire douter, par jalousie ou réelle crainte, et ceux qui vous donneront 100% raison sans contre-argument. Dans les 2 cas, aucune construction positive ne pourra en sortir. Le doute s’installera et petit à petit votre projet sera mort-né.
Autre cas, vous attendez trop du professionnel qui vous accompagne et acquiescez sans sourciller à toutes ses propositions. Vous vous dites qu’en restant dans votre zone de confort, vous évitez les risques et qu’en tant qu’expert, votre consultant trouvera forcément la bonne solution.
Mais vous oubliez encore une fois une chose importante. Votre projet se construit autour de VOUS et vous seul. En refusant de vous impliquer, vous risquez dans quelques années de revenir à votre point de départ.
Écoutez les conseils, confrontez les points de vue et recueillez des informations, mais gardez toujours la maîtrise de votre projet.
Interrogez-vous régulièrement :
Est-ce réellement ce que je veux ou suis-je en train de suivre l'avis de quelqu'un d'autre ?
Votre reconversion doit être construite autour de vos motivations, de vos valeurs, de vos contraintes et de votre vision de votre future vie professionnelle.
La liste est longue des difficultés (réelles ou non) qu’on s’imagine pouvoir résoudre en redémarrant une nouvelle vie : un problème relationnel avec ses collègues, un burn-out naissant, une lassitude s’installant durablement…
Et un jour, on décide de foncer tête baissée dans une formation pour un métier dont on a vaguement déterminé via des tests en ligne qu’on était plus ou moins fait pour ou qu’on idéalise depuis tout petit.
STOP ! S’imaginer dur comme fer que changer de métier sera la solution miracle à vos problèmes peut vous faire courir un risque car en réalité, vous ignorez tout de cette profession. Son quotidien, ses opportunités de recrutement, le marché de l’emploi, les compétences à posséder... Tout ce que vous avez en tête est : « Ce sera toujours mieux que ce que je fais actuellement ». Que la déception sera grande. De plus, actuellement, est-ce réellement votre métier le souci ? Avez-vous réellement pris le recul nécessaire pour vérifier si la reconversion était la solution ?
Commencez par identifier précisément ce que vous souhaitez quitter... mais également ce que vous souhaitez trouver.
Ensuite, confrontez votre vision du futur métier à la réalité.
Consultez des informations fiables, échangez avec des professionnels et réalisez une enquête métier. Lorsque cela est possible, une immersion ou une mise en situation peut également vous aider à vérifier que la réalité correspond à vos attentes.
Et vous, où en êtes-vous dans votre réflexion ? En 3 minutes, faites le point sur votre projet de reconversion et découvrez votre profil.
En fonction du projet professionnel, la durée d’une reconversion s’étend généralement sur 6 à 36 mois donc autant dire que les impatients qui pensent pouvoir donner leur démission pour commencer immédiatement leur nouvelle vie professionnelle risquent d’être déçus.
Pourquoi cette durée ? C’est assez simple à comprendre. Vous avez le temps de préparation qui s’étale en général sur plusieurs semaines entre l’étude du marché, les bilans possibles, les introspections, puis vous avez le temps de formation qui s’étale sur plusieurs mois, vous avez éventuellement le temps de test de la profession… bref, cela ne se fera pas d’un claquement de doigts.
Acceptez d'avancer étape par étape.
Une reconversion professionnelle n'est pas une course. Chaque étape doit vous permettre de réduire une incertitude et de consolider votre projet.
Attention toutefois à ne pas tomber dans l'excès inverse : préparer éternellement son projet peut aussi devenir une manière de repousser le moment de passer à l'action.
Fixez-vous donc des étapes et des échéances réalistes.
Depuis tout petit, nous sommes plus ou moins formatés à suivre des chemins sans risque et le choix de la profession en fait partie.
Pour vos études, on vous a conseillé de choisir un secteur qui recrute, porteur et inévitablement, lors de votre projet de reconversion, ces vieux travers reviennent. Vous cherchez une voie où vous pourrez utiliser vos compétences actuelles, celles que vous connaissez par cœur et que vous utilisez déjà au quotidien, où les possibilités de recrutement sont élevées, où vous n’aurez pas forcément besoin de déménager… finalement, vous faites le choix du pragmatisme.
Mais peut-on vous en vouloir ? D’une part vous vous sentez rassuré et d’autre part, vous imaginez pouvoir rapidement passer à cette nouvelle vie.
Pourtant, êtes-vous sûr que cette reconversion trop sage ne laissera pas rapidement place à la démotivation, au manque d’enthousiasme quand vous vous rendrez compte que l’excitation de la nouveauté n’est finalement pas au RDV ?
Ne choisissez pas entre passion et raison : essayez de faire dialoguer les deux.
Interrogez-vous sur ce qui vous motive réellement, les activités que vous aimez exercer, vos valeurs et ce que vous attendez désormais de votre travail.
Puis confrontez ces envies à la réalité : débouchés, rémunération, compétences nécessaires, formation, localisation, contraintes personnelles...
Une reconversion réussie se trouve souvent à la rencontre entre ce que vous avez envie de faire et ce qu'il est réellement possible de construire.
Le choix de changer de métier peut prendre plusieurs formes et répondre à plusieurs aspirations dont celle de devenir entrepreneur.
Faire ce choix réclame une certaine maturité et une motivation à toute épreuve car il faut accepter de prendre des risques pour en tirer de potentiels bénéfices.
Se libérer de la relation hiérarchique, être son propre employeur, gérer son activité comme bon nous semble est dans l’air du temps. Mais contrairement à ce que de nombreuses émissions laissent à penser, devenir son propre patron peut vite virer au cauchemar quand on y est mal préparé.
Dans la pratique, peu d'individus sont réellement prêts à assumer le mode de vie d'un créateur d’entreprise et les contraintes imposées par ce statut.
À la différence des statuts individuels, la création d’entreprise implique de savoir développer soi-même son activité, de jouer les commerciaux, d’embaucher des salariés, de trouver des partenaires et des clients, de suivre sa trésorerie, de s’informer sur le marketing et la promotion.
Il faut également être prêt à accepter de ne pas gagner d'argent pendant plusieurs mois, être capable de jongler avec des revenus fluctuants d'un mois sur l'autre, et comprendre qu’il n’existe aucune certitude à long terme. Il faut aussi savoir dire adieu aux congés payés, aux assurances chômage et à la sécurité de l'emploi.
Faire le choix de l’entrepreneuriat revient à choisir l’option la plus complexe de la reconversion. Il faut donc être absolument conscient de ce que ce choix implique avant de se lancer car si la vie d’un salarié n’est pas un long fleuve tranquille, celle de l’entrepreneuriat non plus…
Avant de faire de l'entrepreneuriat votre nouvelle vie professionnelle, renseignez-vous précisément sur ce que cette décision implique.
Ne vous contentez pas de vérifier que vous aimez le métier : demandez-vous également si vous avez envie de gérer l'activité qui va autour.
Lorsque cela est possible, testez votre projet progressivement, étudiez votre marché et construisez un prévisionnel avant de vous lancer.
« À mon âge, est-ce encore raisonnable ? »
Cette question revient fréquemment lorsqu'on envisage une reconversion professionnelle.
Pourtant, l'âge ne suffit pas à déterminer si un projet est pertinent ou non. Une reconversion à 30 ans ne se prépare simplement pas de la même manière qu'une reconversion à 45 ou 55 ans.
Votre expérience professionnelle peut même devenir un véritable atout : connaissance du monde du travail, compétences transférables, réseau professionnel, maturité ou capacité à gérer des situations complexes.
Plutôt que de vous demander si vous êtes trop âgé pour changer de métier, posez-vous une question plus utile :
Mon projet est-il réaliste compte tenu de ma situation actuelle ?
Formation nécessaire, durée de la transition, perspectives d'emploi, rémunération, contraintes personnelles et financières : ce sont ces éléments qui doivent guider votre décision.
Vous rêvez de devenir architecte, soigneur animalier, psychologue, j’en passe et des meilleurs, mais connaissez-vous réellement les exigences et les contraintes liées à ce métier ?
Cette profession vous offre-t-elle réellement des débouchés ? Ne va-t-elle pas impacter négativement votre vie personnelle ?
Voici un des dangers courants qui guette celles et ceux qui souhaitent changer de métier : idéaliser une profession sans prendre le soin au préalable de se renseigner à fond dessus. Car oui, tous les métiers ont des inconvénients même si de prime abord on aurait tendance à penser que non.
Avant de vous engager dans votre reconversion, renseignez-vous précisément sur les secteurs d'activité et les métiers que vous envisagez.
Consultez nos fiches métier, étudiez les débouchés et surtout, allez à la rencontre de professionnels.
L'enquête métier est particulièrement intéressante puisqu'elle permet de mieux comprendre le quotidien de la profession, ses conditions d'accès, les formations à suivre et les réalités que l'on découvre rarement dans une simple présentation du métier.
Vous avez trouvé LE métier qui semble répondre à toutes vos attentes ?
C'est une excellente nouvelle. Mais évitez de fermer immédiatement toutes les autres portes.
Au début d'une réflexion, se focaliser sur une seule profession peut vous empêcher de découvrir des métiers proches auxquels vous n'auriez jamais pensé.
Votre première idée peut être la bonne. Mais elle peut également servir de point de départ pour découvrir une piste encore plus adaptée à votre profil.
Élargissez votre champ de recherche.
À partir du métier qui vous attire, recherchez des professions proches, des secteurs connexes ou d'autres métiers mobilisant les mêmes compétences.
Comparez ensuite quelques pistes selon des critères concrets : missions, compétences, conditions de travail, salaire, formation nécessaire, perspectives d'emploi et compatibilité avec votre vie personnelle.
Vous pourrez alors faire votre choix avec davantage de recul.
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