10 conseils de pro pour réussir sa reconversion

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    Les experts de la reconversion s’accordent tous à dire que nous sommes entrés dans l’ère du « switch ». Que ce soit pour donner plus de sens à leur vie professionnelle ou accéder à un meilleur équilibre de vie, de plus en plus d’actifs aspirent à changer jusqu’à plusieurs fois de métier au cours de leur carrière. 

    Pourtant, malgré ce plébiscite massif, seuls 1/3 d’entre eux oseront  réellement sauter le pas, faute d’information, d’accompagnement ou d’un projet assez mature. 

    La profession que l’on exerce joue un rôle important dans une vie. Étant donné que le temps passé au travail représente une grande partie de la journée, il est primordial que celui-ci soit suffisamment satisfaisant pour apporter équilibre et bien-être. Il arrive donc dans une vie professionnelle qu’une reconversion s’impose lorsque le poste occupé ne répond plus à ce besoin d’équilibre. Changer de métier est un projet long qui requiert analyse et réflexion. 

    Voici 10 conseils d’experts pour réussir votre reconversion professionnelle.

    conseils de pro pour réussir sa reconversion

    Assurez-vous de faire le bon choix

    L’envie de reconversion peut provenir de cause multiples : frustration professionnelle, mal-être au travail, volonté d’accomplissement… mais dans tous les cas, il faut s’assurer que ce choix ne se fasse pas par dépit, sur un coup de tête ou pour fuir un quotidien qui ne nous convient plus.

    Dans le cas où votre travail semblerait ne plus vous correspondre, la première étape sera donc de comprendre d’où vient le problème et s’il peut se régler. En effet, l’origine des difficultés peut être variée : mésentente entre collègues, burn-out, manque de reconnaissance ou encore sensation de ne plus être en adéquation avec les valeurs de l’entreprise.

    Or, décider de changer de métier sans comprendre la raison profonde qui nous y pousse, c’est prendre le risque de revivre un nouvel échec. D’ailleurs, il est fort probable qu’en prenant du recul sur votre situation actuelle vous vous rendiez compte que celle-ci ne nécessite pas forcément un changement radical de vie professionnelle mais plutôt d’une réorientation qui entraînera peut-être une mobilité interne ou externe.

    Vous l’aurez compris, il ne s'agit pas de changer pour changer ou sous le coup d'une impulsion mais de s’assurer que c’est la solution la plus adaptée qui s’offre à vous. Il est essentiel de prendre son temps pour ne pas agir seulement sous le coup de l'émotion. Un bilan de compétences ou un coaching avec un professionnel de carrière se révélera sans doute utile.

     

    Acceptez d’être accompagné

    Même si vous êtes convaincu au plus profond de vos tripes de ce que vous souhaitez faire, nous ne pouvons que vous conseiller d’accepter d’être accompagné par un professionnel de la reconversion dans vos réflexions et vos démarches avant de vous jeter définitivement à l’eau. 

    Vous avez de la chance de pouvoir profiter de différentes formes d’accompagnement qui sauront confirmer vos choix ou vous orienter dans une direction plus appropriée et éviter un échec cuisant, pourquoi s’en priver ?

    Tout d’abord, vous pouvez opter pour un bilan de compétences qui permettra de définir toutes vos compétences métiers et votre savoir être. Ainsi, en partant du passé, vous construisez votre  avenir et mettez le doigt là où il faudra combler vos lacunes : besoin de formation, d’une VAE ou de vous recentrer sur votre profession actuelle. Finançable par le CPF, cette démarche coûte entre 1 000 à 3 000 € et dure 24h. N’hésitez pas à consulter nos partenaires pour étudier votre projet.

    Ensuite, vous avez la possibilité de choisir le coaching de carrière. Les coachs spécialistes de la reconversion professionnelle permettent d’envisager sereinement un virage dans sa carrière, tels une évolution de statut, le désir de trouver un poste plus en phase avec ses aspirations ou le souhait de s’épanouir professionnellement. A l’inverse du bilan de compétences plus normalisé, le coaching professionnel sera plus personnalisé et plus introspectif. Si vous avez besoin d’un accompagnement totalement cadré et drivé, optez pour la première solution. Si vous aimez être plus autonome tout en ayant une épaule sur qui se reposer, la coaching est fait pour vous. Là encore, JCDM vous propose des professionnels triés sur le volet pour vous accompagné.

    Autre option possible, se tourner vers un conseiller en évolution professionnelle (CEP). Gratuit, ce service se rapproche du bilan de compétences en moins poussé. Dans le cas du CEP, nous sommes en présence d’un dispositif d’information avant tout, qui a plutôt pour objectif d’aider une personne active à se situer par rapport à un milieu professionnel, et à envisager une éventuelle évolution. Il sera utiliser quand on commence à se poser des questions pour obtenir un premier niveau d’information et de réflexion. Un bilan de compétences pourra être préconisé à l’occasion de ce conseil en évolution professionnelle.

    Enfin, dans une moindre mesure, vous pouvez solliciter les conseilles de Pôle Emploi mais soyons clairs, ils sont tout de même peu préparer à des situations de projet de reconversion.

     

    Faites vous confiance

    Analyse de la situation

    Il est important que vous soyez à l’écoute de vos besoins et de vos attentes en ce qui concerne votre carrière professionnelle. Lorsque la situation actuelle vous impose trop de concessions ou ne vous apporte plus autant de motivation qu’auparavant, c’est qu’il est temps de réfléchir à un changement. 

    La prise de conscience de son propre mal-être est déjà une belle étape pour envisager d’autres projets. Reconnaître les difficultés rencontrées dans son travail permet de prendre du recul et de se poser la question de savoir s’il est réellement indispensable de continuer ainsi. Le stress engendré impacte indéniablement la vie personnelle et génère un cercle vicieux néfaste pour le bien-être général.

    Une analyse complète de la situation est à effectuer. Faites le tour de tout ce qui provoque votre envie d’un nouveau métier : un mauvais relationnel avec les collègues ou la hiérarchie, la finalité des tâches à exécuter, la mise en cause de vos valeurs personnelles, l’organisation de votre journée, le trajet pour aller au travail, les enfants à récupérer à la fin de la journée, etc. Relevez également les points positifs : les performances que vous avez accomplies, votre capacité de résilience. À ce stade, un bilan à 360° vous permet de poser la situation dans son intégralité et de bâtir la base de votre projet sur des motivations précises avec des objectifs explicites.

    Se projeter concrètement

    Une fois la raison du besoin de changement clairement défini, il s’agit à présent de bien réfléchir sur ce que vous attendez d’un métier : la satisfaction d’une réalisation, la concrétisation d’un projet qui tient à cœur, avoir une activité qui permet de se recentrer sur la vie personnelle, réaliser un rêve d’enfant, combler un manque, etc. 

    Le travail d’introspection et de questionnement sur soi est indispensable et sert de base solide pour propulser le projet de reconversion.

    Pour éviter toute décision impulsive, un bilan de compétence avec un professionnel vous permet une analyse complète de ce qui réalisable, et surtout de planifier votre démarche de reconversion. Qu’il s’agisse d’une réorientation professionnelle ou une création d’entreprise, le fait de concrétiser vos démarches avec un conseiller vous permet de vous projeter dans votre ambition et renforce votre motivation.

     

    Vérifiez que vous ne pénétrez pas dans une voie sans issue

    Après avoir effectué un diagnostic sur vos compétences, vos motivations et vos points d’amélioration, il est indispensable de se renseigner sur les opportunités du marché de l’emploi dans le secteur géographique visé si ce n’est pas déjà fait.

    En effet, il serait dommage de quitter un poste stable et une certaine sécurité pour se diriger vers une voie sans issue qui vous obligerait à faire marche arrière. Il est possible alors que votre fierté en soit impactée même si nous allons le voir plus bas, il faut apprendre à savoir faire marche arrière.

    Il faut également garder à l’esprit qu’il est fort probable que vous n’ayez pas été confronté à un  recruteur depuis de nombreuses années et que les besoins du marché soient différents surtout dans le cas d’une reconversion. Quelles sont les compétences (soft skills et hard skills sollicités) recherchées ? Les secteurs porteurs ? Les métiers qui recrutent le moins ?

    S’informer sur le marché de l’emploi doit vous permettre de commencer à toucher du doigt la réalité d’un métier et de vous faire sortir d’une vision plus ou moins “fantasmée” à une réalité peut-être moins réjouissante.

    Une fois que vous avez déterminé votre nouveau métier, il faut donc anticiper les besoins sur le marché de l’emploi car plus vous serez au courant des postes à pourvoir et recherchés sur le marché, moins vous aurez de difficultés à trouver un emploi. JCDM vous propose d’ailleurs plusieurs centaines de fiches métiers sur les professions les plus courantes lors d’une reconversion.  

     

    Inspirez-vous et testez si possible

    Pour trouver sa voie, il faut parfois se nourrir de l’expérience des autres. N’hésitez pas à lire les témoignages de personnes qui ont suivi le même parcours, de les interroger directement quand c’est possible. S’imprégner de ces retours est un bon levier de motivation surtout si vous aviez quelques doutes.

    Ne boudez pas non plus les évènements tels que les salons ou le networking qui peut se révéler une vraie mine d’or. Vous y retrouvez des professionnels de la reconversion mais également d’autres candidats et de jeunes reconvertis.

    Internet regorge également de ressources infinies et de qualité pour parler de ce sujet et bien d’autres qui peuvent graviter autour comme l’entrepreneuriat, le développement personnel. D’ailleurs, n’êtes vous pas en ce moment en train de lire l’un de ces contenus ;) ?

    Cette inspiration est forte utile quand on souhaite trouver sa voie.

     

    Assurez-vous que la formation soit reconnue sur le marché de l’emploi

    Attention, nous ne sous-entendons pas qu’il faille absolument que la formation soit diplomante, certifiante, RNCP… car des tas de formations ne le sont pas et pourtant sont très appréciées des recruteurs.

    D’ailleurs, il n’est même pas obligatoire de se former lors d’une reconversion. L’accompagnement d’un coach ou le bilan de compétences vous permettra de vous assurer si celle-ci est nécessaire ou pas.

    Bien sûr, dans certain cas, cela coulera de source. Imaginons que vous soyez secrétaire de direction et que vous souhaitiez devenir sophrologue. Une formation sera plus que recommandée. Mais si vous êtes développeur web avec une première expérience de management, devenir chef de projet ne nécessitera as forcément de formation.

    Et puis, il vous reste également la possibilité de passer par la case Validation Des Acquis de l’Expérience pour obtenir un titre reconnu.

    Dans tous les cas, vérifiez que le centre de formation envisagé soit reconnu des recruteurs.

     

    Entourez-vous des bonnes personnes

    Si vous nous suivez régulièrement, vous avez certainement vu passer notre article sur lespersonnes nocives, à fuir lors de sa reconversion. Mais heureusement, vous pouvez également trouver de nombreux alliés autour de vous qui seront d’un soutien précieux dans cette aventure, mais attention !

    Amis, famille, collègue... tout le monde voudra toujours apporter son petit commentaire mais en souhaitant vous aider, ils risquent également de vous faire douter. Sachez distinguer les remarques pertinentes et utiles surtout qu’en on sait qu’en France, nous avons plutôt tendance à voir la coupe à moitié vide.

    Privilégiez donc les conseils des personnes qui ont déjà eu l’audace de se lancer dans un projet : reconversion, création d’entreprise, expatriation… et des professionnels de la reconversion car, comme le dit l’adage, "l'enfer est pavé de bonnes intentions ».

    En effet, l’avis de vos proches sera toujours subjectif car empreint de la relation qu’il entretient avec vous. Si vous demandez à maman ce qu’elle pense de votre projet vous aurez certainement comme réponse: « Mon fils, c’est bien trop risqué » ou au contraire, « tu es le meilleur, tu peut tout réussir » mais cela va-t-il réellement vous faire avancer ? Pas sûr surtout qu’on souhaite rarement décevoir ses parents.

    N’oubliez pas non plus votre conjoint car il sera au plus près de votre parcours, de vos doutes, de vos joies ou de vos désillusions et il devra savoir vous épauler et vous encourager.

    Sachez donc ne pas vous laisser totalement influencer car au final... c'est à vous de réfléchir, mûrir et décider de ce que vous allez faire. Vous seul prendrez la décision finale et vous en serez fier.

     

    Prévoyez tous les coûts financier

    Nous avons de la chance car en France, nous ne sommes pas trop mal loti en termes de financement des formations. En novembre 2019, l’OCDE a d’ailleurs publié un rapport comparant les dispositifs individuels d’accès à la  formation de six pays afin d’étudier leur efficacité et leurs points faibles. De celui-ci ressort que le CPF français, développé dans la « Loi Avenir », est à l’heure actuelle un véritable exemple à suivre.

    CPF, AIF, Reconversion ou promotion par alternance (Pro-A), congés formation… qu’elle soit longue ou courte, votre formation peut être financée en tout ou partie. Tout dépend de son prix et des débouchés. 

    Mais cela signifie aussi que vous risquez de devoir mettre la main au portefeuille.

    Il est important de prévoir large en anticipant ces coûts : formation, bilan, coaching, déplacement, inscription, repas, logement, équipement, logiciels… au risque de se retrouver à devoir abandonné en cours de route faute de finances suffisantes.

    Et là, nous n’abordons que la partie préparation et accompagnement car d’autres dépenses pourront venir s’ajouter en cas de création d’entreprise par exemple mais ça, c’est une autre histoire.

     

    Préparez-vous à vous vendre auprès de recruteurs

    Une fois votre projet de reconversion abouti viendra le temps de chercher un emploi (ou de créer son entreprise). Mais savoir se vendre quand on a un parcours atypique, est-ce facile ?

    Il va falloir commencer par adapter son cv et sa lettre de motivation puis réussir son entretien.

    Si vous pensiez qu’il fallait cacher votre parcours, nous vous arrêtons immédiatement. Non, il faut en parler mais surtout, le valoriser. L’objectif est de convaincre le recruteur potentiel et de le rassurer sur les raisons qui vous ont conduit à faire ce métier et tout ce que vous a enseigné cette démarche : prise de conscience, nouvelles compétences, goût du défi…

     

    Anticipez l’échec et préparez-vous à l’accepter

    Voici la partie la moins sympa mais hélas, il faut se rendre à l’évidence. Tous les projets de reconversion ne se soldent pas par une réussite. Mal préparé, mal accompagné, mal ficelé, trop d’impatience, certains se retrouvent parfois face à un mur.

    Cette situation va être vécue comme un échec car d’une part, votre fierté risque d’en prendre un coup mais surtout, vous risquez de remettre en doute votre confiance en vous.

    Pourtant, en cas d’échec, il faut savoir faire preuve de recul pour accepter la situation et surtout, savoir rebondir.

    Qu’est-ce que cette expérience vous a enseigné ? Quelles alternatives s’offrent à vous ? Ne pouvez-vous pas revenir à votre ancienne profession avec un nouveau regard et ces nouvelles compétences ?

    Ne laissez surtout pas le défaitisme et le doute vous envahir car votre travail personnel fait en amont vous aidera toujours dans vos futurs projets.

    D’ailleurs, Nelson Mandela ne disait-il pas : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends."

    Le changement de travail a forcément un impact sur votre vie. De nouveaux horaires, de nouveaux collègues, de nouvelles perspectives. Il arrive parfois que des embûches s’imposent sur votre chemin. Dans ce cas, garder la confiance en soi est une force primordiale pour affronter avec résilience ces moments d’instabilité. Pour y faire face, prévoyez un plan de secours.

    • Si vous êtes toujours dans la même entreprise et que malgré les changements mis en œuvre, la situation est toujours insatisfaisante, le second plan serait par exemple de quitter cette entreprise pour une autre.
    • Si vous avez commencé une formation pour un nouveau métier, et que finalement celle-ci vous éloigne de vos aspirations, dans ce cas n’ayez aucun regret à tout arrêter et changer de direction.
    • Vous avez créé votre entreprise, mais celle-ci a du mal à décoller ? Persévérez, changez de stratégie, revoyez votre mode de communication, prenez du recul sur le travail accompli et réétudiez votre projet sous un autre angle. Il y a forcément un chemin par lequel vous pouvez engager votre ambition.

     

    Un dernier petit conseil pour la route ?

    La patience car non, une reconversion ne se fait pas d’un claquement de doigts. Elle constitue une perspective angoissante qui demande du temps et de la patience pour bien laisser mûrir son projet et s’assurer de ses choix. Surtout, gardez toujours à l’esprit qu’il n’y a pas d’âge pour se reconvertir et que plus ce projet sera ficelé et réfléchit, plus le succès vous attend au bout du chemin. Lancez-vous quand vous vous sentez prêt et seulement à ce moment là.


    Publié le 10 Juil. 2020 , et mis à jour le 08 Oct. 2020
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