Ce professionnel discret mais indispensable assure les déplacements des patients entre les différents services hospitaliers. Vous souhaitez mieux connaître ce métier ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la profession de brancardier : missions, formations, salaire, conditions d’exercice et possibilités de reconversion.
Salaire moyen
22–30K€
brut annuel
Niveau requis
Sans diplôme
minimum recommandé
Marché emploi
Modéré
Durée formation moy.
3 à 6 mois
estimation moyenne
Score de reconversion
85/100 *
Reconversion facile
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
Le brancardier est un agent de transport interne aux établissements de santé. Son rôle principal consiste à accompagner et déplacer les patients au sein de l’hôpital ou de la clinique, d’un service à l’autre, en toute sécurité. Il participe activement au bon fonctionnement de la chaîne de soins en assurant des transferts efficaces, en tenant compte de l’état de santé et du confort des malades.

La différence entre un brancardier et un ambulancier réside principalement dans les missions, les lieux d’intervention, les responsabilités, et la formation requise. Voici les distinctions principales :
Le brancardier s’occupe du transport des patients à l’intérieur d’un établissement de santé (hôpital, clinique). Il déplace les malades entre les différents services (bloc opératoire, radiologie, urgences, etc.), en veillant à leur confort et leur sécurité.
Toujours en intra-hospitalier, il ne quitte pas l’établissement. Il travaille en étroite collaboration avec les équipes médicales et paramédicales.
Aucun diplôme n’est obligatoire, mais une formation de brancardier (souvent via une formation continue ou une préparation interne à l’hôpital) est un plus. Le PSC1 (premiers secours) est souvent requis.
L’ambulancier assure le transport médicalisé de patients, que ce soit en cas d’urgence (ambulance de type A ou SMUR) ou pour des rendez-vous médicaux (ambulance de type B ou VSL). Il est formé pour intervenir en situation critique.
Il travaille en dehors de l’hôpital, sur la route, dans les domiciles, ou en lien avec les services d’urgence. Il peut intervenir 24h/24, parfois dans des conditions difficiles.
Pour devenir ambulancier, il faut obtenir le Diplôme d’État d’Ambulancier (DEA). Il est aussi nécessaire de posséder le permis B depuis plus de 3 ans (ou 2 ans si conduite accompagnée) et une attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance.
Le brancardier peut exercer dans de nombreux types d’établissements :
Les horaires d'un brancardier sont flexibles, irréguliers et décalés (il travaille tôt le matin ou tard le soir et souvent les week-ends).
De plus, c'est un métier physique et assez stressant notamment à l'hôpital public.
Avec de l’expérience, un brancardier peut envisager une évolution vers d’autres métiers du secteur hospitalier : aide-soignant, ambulancier, agent de service mortuaire, ou encore suivre une formation pour évoluer vers des postes techniques ou logistiques.
Oui. Le métier est accessible sans diplôme, ce qui en fait un excellent choix pour une première expérience dans le secteur de la santé ou une reconversion rapide. La plupart des établissements hospitaliers proposent une formation interne à leurs nouveaux agents.
Cependant, il est recommandé (et parfois exigé) de détenir :
Ces formations abordent les gestes de premiers secours, mais aussi les notions d’hygiène, de prévention et de communication avec les patients. Une bonne condition physique est également indispensable, car le port de charges est fréquent.
Enfin, il existe une certification professionnelle de brancardier inscrite au RNCP, qui peut renforcer votre employabilité.
La formation dure en moyenne 2 à 3 semaines, soit environ 70 à 105 heures. Elle comprend :
Vous pouvez suivre cette formation :

Le métier de brancardier est accessible à un large public, sans condition de diplôme, ce qui en fait un choix intéressant pour une reconversion professionnelle ou une entrée rapide dans le secteur hospitalier.
Le métier de brancardier demande une bonne condition physique. En effet, il faut d’une part pouvoir déplacer les patients qui peuvent parfois être corpulents mais également faire preuve d’une grande disponibilité. C’est un métier qui laisse peu de temps mort et impose un travail souvent en décalé : nuit, week-end, jours fériés…
Une force mentale est indispensable au brancardier pour supporter la fatigue physique, mais également morale. Il est également important de détenir une bonne résistance au stress et à la pression pour pouvoir exercer ce type de métier. En effet, les brancardiers sont souvent confrontés à des situations très stressantes durant leurs missions.
La santé et le confort des patients dépend en partie du travail méthodique et rigoureux du brancardier : déplacer les patients dans les meilleures conditions possibles, les rassurer, prendre connaissance de leur dossier…
Personne n’apprécie d’être hospitalisé et cela peut engendrer de grands moments de stress auprès des patients. Le brancardier doit savoir y répondre et apporter une épaule rassurante pour que le séjour se passe au mieux. Devenir brancardier demande un sens aigu de l’écoute en plus d’une grande disponibilité et d’une grande empathie.

En début de carrière, le salaire d’un brancardier est proche du SMIC (hors primes et indemnités liées au travail de nuit, à l’activité du service...).
La fonction publique et les cliniques privées recrutent régulièrement des brancardiers.
La moitié des postes proposés sont en CDI (contrat à durée indéterminée).
Le métier de brancardier offre donc de nombreuses opportunités notamment aux non-diplômés, puisque le métier est accessible sans diplôme.
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