Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation | Fiche métier

Quelles sont les missions du Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation.

Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation
Sommaire

    Métier de Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    Parmi les métiers liés de plus ou moins près à la justice, nous retrouvons celui de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation. Découvrez cette profession en détail afin de vérifier si elle correspond à vos aspirations et vos objectifs de reconversion. 

    Qu’est-ce qu’un conseiller d'insertion et de probation ? 

    La mission prioritaire de ce professionnel réside dans la prévention de la récidive et la réinsertion en proposant un accompagnement adapté aux individus condamnés par l’autorité judiciaire. 

    Pour y parvenir, le (CPIP), qui fait partie du personnel de l'Administration pénitentiaire, va réaliser une évaluation de la personne puis proposer des solutions en adéquation avec son profil et ses problématiques. 

    Mais son rôle ne s’arrête pas là puisqu’il est également en charge de vérifier la bonne application de la décision de justice en restant en permanence en contact avec les magistrats. Le conseiller peut intervenir  en milieu fermé (au sein des établissements pénitentiaires) ou en milieu ouvert (alternative à l’incarcération). 

    Missions du Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    En milieu fermé

    • Proposer des mesures d'aménagement de peine au juge de l’application des peines;
    • Préparer la sortie de prison en facilitant l'accès des détenus aux dispositifs d’insertion et de droit commun (logement, soin, formation, travail…). 
    • Lutter contre la désocialisation

    En milieu ouvert

    • Préparer et mettre en œuvre les condamnations
    • Aider les personnes condamnées à se réinsérer
    • Eviter l’incarcération ou la réincarcération
    • Contrôler le respect des obligations imposées aux personnes condamnées
    • Favoriser l’accès aux dispositifs d’insertion sociale et professionnelle.

    Où exerce le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    Recruté majoritairement au sein d’un des 103 Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) de l’administration pénitentiaire, ils peuvent travailler dans des comités de probation et d'assistance aux libérés, des maisons d'arrêt et des centres de détention.

    Tendances de la profession

    Chaque année, le ministère de la Justice recrute entre 200 et 300 conseillers pénitentiaires. De nombreux candidats se présentent mais moins de 5 % d’entre eux réussissent et sont formés au métier.  

    Qualités requises pour devenir conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    Tout d’abord, le conseiller pénitentiaire doit savoir faire preuve d’abnégation, d’empathie et savoir rester objectif en toute circonstance pour travailler avec des repris de justice sans s’impliquer trop émotionnellement. 

    En permanence en contact avec des personnes au passé plus ou moins compliqué, il est important d’apprécier le contact humain.

    Il faut aussi avoir beaucoup de sang-froid, rester professionnel et calme en toutes circonstances.

    Afin de pouvoir rendre efficacement compte de ses discussions, un esprit de synthèse et d’analyse est un pré-requis indispensable. 

    Le CPIP doit enfin posséder d’excellentes connaissances dans le domaine juridique et celui des sciences humaines. 

    Formations pour devenir conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    L’accès au métier de conseiller d’insertion et de probation se fait sur concours (interne ou externe) pour suivre la formation de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation à l’ENAP (Ecole nationale d’administration pénitentiaire) basée à Agen (Lot-et-Garonne). 

    Dans le cas du concours interne, il faut justifier d’au moins 4 ans de services effectifs au 1er janvier de l’année du concours. 

    Dans le cas du concours externe, il faut être titulaire d'un diplôme de niveau bac+3 minimum. 

    Dans le cas du concours 3ème voie, il faut justifier d’au moins 5 ans au cours des 10 années précédant l’ouverture du concours, de certaines activités professionnelles (poste comportant un bon niveau d’expertise dans les domaines social et éducatif, voire d’expertise juridique, postes d’encadrement ; dans le privé ou de profession libérale), d’un ou de plusieurs mandats de membre d’une assemblée élue d’une collectivité territoriale ou d’une ou de plusieurs activités en qualité de responsable, y compris bénévole, d’une association.

    Dans tous les cas, les candidats doivent jouir de leurs droits civiques et ne pas avoir de mention au casier judiciaire (B2) incompatible avec l’exercice des fonctions. 

    La formation rémunérée alternant entre des périodes de formation continue et des périodes de stage pratique se déroule à l’ENAP et dure 2 ans. 

    Évolutions possibles du conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    Une fois titularisé, le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation peut évoluer vers un poste de chef de service avec de l'expérience, ou après un concours complémentaire, accessible avec plusieurs années d'expérience. 

    Salaire d’un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation

    Suivant son expérience, la grille de rémunération sera différente. A cette rémunération principale, qui progresse avec l'ancienneté, s'ajoutent diverses indemnités et primes. En moyenne, le conseiller débutant touche environ 1900€ (hors primes). Ce montant évolue jusqu’à 3200€ en moyenne en fin de carrière (hors primes).

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