Quelles sont les missions du Kinésithérapeute ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de Kiné.
Salaire moyen
25–45K€
brut annuel
Niveau requis
Bac +5
minimum recommandé
Marché emploi
Favorable
Durée formation moy.
4 ans
estimation moyenne
Score de reconversion
40/100 *
Reconversion exigeante
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
Spécialiste de la rééducation des personnes atteintes de paralysies, de troubles neurologiques et des accidentés, le métier de Kinésithérapeute fait partie des professions les plus choisies en terme de reconversion professionnelle. Découvrez en détail celle-ci.
De son nom complet « masseur-kinésithérapeute », le kiné est un praticien spécialiste de la rééducation motrice et fonctionnelle.
Agissant essentiellement sur prescription médicale, il manipule le corps de ses patients pour pouvoir soulager leurs douleurs et rééduquer leurs fonctions physiques. S’il soigne les affections bénignes telles que les lombalgies, torticolis ou entorses, il traite aussi les traumatismes dus aux accidents ou les conséquences du vieillissement.
Le kinésithérapeute maîtrise différentes techniques de massages et de gymnastique médicale manuelle ou instrumentale. Il peut aussi utiliser l'eau, la chaleur, l’ionisation ou les ultrasons.
Le kinésithérapeute intervient également beaucoup dans le domaine sportif pour accompagner le patient dans des exercices d’échauffement et d’étirement autour de l’activité pratiquée, ou pour l’aider après un traumatisme subi.
Enfin, les kinés interviennent aussi dans des cas particuliers, comme réaliser un bilan de capacités et en dehors de toute prescription médicale, notamment dans les clubs de sport ou dans des cures thermales, voire dans des centres de soins esthétiques.
Environ 50 instituts de formation en masso-kinésithérapie, privés ou publics sont présents sur le territoire. Le coût des études varie d'un IFMK à l'autre et d'une région à l'autre avec un coût moyen qui s'élève à 4.500 euros.

Il peut travailler en libéral (formule choisie par la plus grande majorité des kinés diplômés), seul ou avec des associés dans un cabinet privé. Il peut aussi exercer dans des hôpitaux, centres de rééducation fonctionnelle ou établissements thermaux où il est associé à une équipe inter-professionnelle.
Un kiné ne rencontre aucune difficulté à trouver un emploi. Au 1er janvier 2024, plus de 105 000 professionnels étaient recensés. Un effectif en constante progression depuis des années.
85% exercent en libéral.

Pour exercer le métier de Kinésithérapeute, il faut obligatoirement être titulaire du Diplôme d'Etat de Kinésithérapeute. C'est un diplôme qui se passe en 4 ans dans un institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) et qui permet d’acquérir les compétences requises pour procéder à tous les actes de rééducation, de massage et d’électro-physiothérapie.
Dès 2021, les diplômés, après cinq années d’études, obtiendront officiellement le grade de master.
L'accès à la formation s'effectue après une année préparatoire universitaire c’est-à-dire :
La sélection pour accéder à cette formation est sévère et encadrée par un numérus clausus. Elle nécessite un bac scientifique (S notamment).
Il existe d’autres moyens d’intégrer une formation de kiné mais ces dispenses ou passerelles ne sont adressées qu’à une très faible minorité des aspirants et possibles dans 3 cas précis :
Il est tout à fait possible de se reconvertir en tant que kiné en préparant le diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute dans le cadre de la formation continue.
Le métier de kinésithérapeute requiert plusieurs qualités humaines. Si vous les réunissez, vous avez d’ores et déjà tous les atouts pour devenir un bon masseur-kinésithérapeute.
Un bon kiné sait écouter et comprendre ses patients pour établir une vraie relation de confiance, les mettre à l’aise et leur permettre de se détendre lors des différentes manipulations. Il doit également posséder un excellent relationnel. Cela sera d'autant plus important que le masseur-kinésithérapeute doit être capable d'encourager et de motiver ses patients dans les efforts qu'ils effectuent dans le difficile travail de rééducation.
Pour manipuler des patients de n’importe quelle corpulence, un bon kiné doit être résistant et posséder une certaine force physique. Il doit pouvoir les soulever ou réaliser des gestes nécessitant une certaine force comme les masser vigoureusement.
La majorité des kinés exercent en libéral et ne comptent pas leurs heures pour s'adapter aux horaires de leurs patients. Les cabinets restent souvent ouverts tard dans la soirée.

Après une expérience professionnelle de quatre ans en hôpital, le masseur-kinésithérapeute peut préparer le diplôme de cadre de santé en un an ou celui de directeur de soins, en deux ans et ainsi occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d'étudiants.
Mais il peut également choisir de se spécialiser en sport, rhumatologie, kinésithérapie respiratoire…ou même en kinésithérapie équine.
Dans le cas où il préfère s'orienter vers l'ostéopathie, il bénéficie de dispenses de formations pour passer le DO (1900 heures de formation sur les 4860 que compte la formation de base).
Selon que le kiné exerce en secteur public hospitalier ou en libéral et selon les spécialités qu’il choisira, ses revenus vont variés.
Sans expérience et dans le secteur public hospitalier, les salaires nets sont évalués à 1 600€ net par mois pour un kiné débutant et peuvent atteindre 3 000€ pour un cadre de santé en fin de carrière.
En libéral, il n’y a pas de plafond, mais les salaires avoisinent en moyenne les 3 500 € net mensuels (les kinés remplacants tournent plutôt autour des 2 600€).
De plus, avec la demande croissante en soins, les perspectives d’emploi sont plutôt bonnes. Il convient de bien se renseigner sur les zones où démarrer son activité. La formation continue permet à la profession de kinésithérapeute un renouvellement régulier des connaissances et l’apprentissage de nouvelles techniques.
(Source: ROME)
Changer de métier au profit de celui de kinésithérapeute n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…
Vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle de kiné, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.
La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant que masseur-kinésithérapeute mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former.
Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.
Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.
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