Dératiseur | Fiche métier

Quelles sont les missions du dératiseur ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de dératiseur. 

Dératiseur | Fiche métier

Métier de dératiseur

Un dératiseur est un professionnel de lutte contre les nuisibles : rongeurs, insectes, champignons…

Découvrez la profession en détail : mission, formation, recrutement, reconversion.

Qu’est-ce qu’un dératiseur ?

Un dératiseur a pour but d’éradiquer les nuisibles tels que les rats ou les souris, mais également de limiter leur prolifération.

Mais un dératiseur ne s’occupe pas uniquement des rongeurs.

Il est également habilité à traiter les locaux infestés par les mites, les cloportes, les loirs et les insectes, c’est pourquoi on parle de désinfection, dératisation et désinsectisation (les “3D”) : 

  • La désinfection : traitement des bactéries dans les milieux alimentaires et agroalimentaires, traitement des odeurs, désinfection post-sinistre, désinfection terminale…
  • La désinsectisation : traitement curatif contre les différents types d’insectes présents en hygiène publique et alimentaire (cafards, mouches, punaises de lits, guêpes, moustiques…)
  • La dératisation : traitement curatif contre les rongeurs (rats et souris)

Le dératiseur doit se faire vacciner, notamment contre la leptospirose.

Missions d’un dératiseur 

  • Diagnostiquer la présence et la nature des nuisibles
  • Évaluer le degré d’infestation
  • Choisir le traitement de salubrité et de désinfection le plus approprié 
  • Mettre au point un plan de lutte préventif
  • Effectuer des contrôles réguliers 
  • Rédiger les rapports d’intervention
  • Gérer le matériel confié et assurer son entretien

Où exerce le dératiseur ?

Le dératiseur intervient aussi bien dans les lieux publics que privés.

Il peut travailler dans une entreprise de dératisation, dans une société de services d’assainissement ou au sein d’une collectivité territoriale.

Il peut également exercer à son compte en créant sa propre société de désinfection, désinsectisation et dératisation. 

Ce métier est reconnu comme étant une activité artisanale. Il faut donc déclarer son entreprise auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Tendance de la profession

La loi impose les actions de dératisation, désinsectisation et désinfection aux établissements proposant des aliments (supermarchés, snack-bars, cafés, restaurants) à leurs clients, ainsi qu’aux propriétaires d’immeubles et aux directeurs d’établissements publics (hôpitaux, maisons de retraite, écoles, bâtiments publics). 

La multiplication des types de nuisibles (frelons, punaises de lit…) a également accentué le développement du métier de dératiseur.

Cependant, le marché est dominé par quelques grandes entreprises spécialisées et laisse de moins en moins de place aux petites sociétés. Les marchés publics représentent une part importante du volume d’affaires total.

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Qualités et compétences pour devenir dératiseur

Pour exercer le métier de dératiseur, il faut avoir une excellente condition physique. En effet, les interventions sont souvent compliquées (travail debout, en hauteur…) et demandent de la force et de l’endurance.

Évidemment, il ne faut craindre ni les insectes ni les rongeurs et ne pas être sensible aux produits chimiques.

Enfin, le dératiseur est tenu de respecter des règles de sécurité, d’hygiène et de propreté que lui impose son métier. Il doit ainsi faire preuve de rigueur et de professionnalisme.

En termes de compétences, il doit :

  • avoir une bonne connaissance des nuisibles 
  • maîtriser différentes techniques comme la dératisation, la dépigeonnisation
  • connaître les méthodes de capture d’animaux errants
  • connaître les méthodes de lutte contre l’humidité
  • savoir déchiffrer un plan
  • être à l’aise avec les outils informatiques bureautiques
  • être capable de coordonner une équipe

Formations pour devenir dératiseur

Le métier de dératiseur n’exige aucun diplôme. 

D’ailleurs, la formation de dératiseur n’existe pas. 

Néanmoins, une formation dans le domaine de l’hygiène et l’environnement représente un atout. 

Il est également possible d’être formé directement par une entreprise “3D".

En parallèle, il est intéressant d’obtenir des habilitations complémentaires dans le domaine de l’électricité et des risques chimiques.

Compte tenu que le dératiseur utilise des produits biocides, il doit obligatoirement posséder le Certibiocide : Certificat pour l'utilisation et la distribution de certains produits biocides.

L’obtention du certificat nécessite le suivi d’une formation, de 3 jours ou d’une journée pour les personnes déjà titulaires d'un certiphyto, auprès d'un organisme habilité.

Le métier de dératiseur exige parfois un ou plusieurs CACES (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) pour la conduite de véhicules de chantier ou pour l’utilisation des plateformes élévatrices mobiles de personnes.

Évolutions possibles d’un dératiseur

Avec de l’expérience, un dératiseur peut espérer évoluer au poste de responsable d’équipe ou de chef d’équipe en hygiène du bâtiment. 

Il peut aussi évoluer vers des postes de commercial, de contrôle et diagnostic technique des bâtiments, voire dispenser des formations. 

Il peut également envisager de se mettre à son compte et de monter sa propre entreprise de désinfection, désinsectisation et dératisation (3D).

Salaire d’un dératiseur 

La rémunération d’un dératiseur dépend de son statut (salarié ou indépendant) et de son employeur.

Un dératiseur salarié gagne en moyenne 1 800€ bruts par mois (Source Rentokil).

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Envie d’une reconversion en tant que dératiseur ?

Avantages 

  • Métier accessible sans diplôme.
  • Possibilité de se mettre à son compte. 

Inconvénients d'une telle reconversion 

  • Métier difficile et physique.
  • Les interventions nécessitent parfois de travailler le week-end ou en horaires décalés.

Compétences de base indispensables pour se lancer

Savoir

  • Techniques de dépigeonnisation
  • Techniques de désinsectisation
  • Techniques de dératisation
  • Bactériologie
  • Réglementation sanitaire
  • Règles d'hygiène et de propreté
  • Règles de sécurité
  • Traitement de l'humidité
  • Traitement des xylophages
  • Types de traitements de nuisibles
  • Pathologies végétales
  • Lecture de plan, de schéma
  • Outils bureautiques

Savoir-faire

  • Sécuriser le périmètre d'intervention
  • Préparer le matériel adapté
  • Repérer la présence de nuisibles et constater la nature et l'étendue des dégâts
  • Réaliser des interventions en lien avec la salubrité et le traitement des nuisibles
  • Diagnostiquer le type d'infestation et déterminer le mode de traitement (désinfection, désinsectisation, dératisation, fumigation, ...)
  • Installer des pièges ou produits sur les lieux d'infestation
  • Réaliser une désinfection par pulvérisation ou nébulisation
  • Désinfecter et décontaminer des locaux sensibles
  • Renseigner les supports de suivi d'intervention ou informer des dégâts, infections, dégradations constatés

(Source: ROME K2305 - Salubrité et traitement de nuisibles)

Par où commencer sa reconversion de dératiseur ?

Changer de métier au profit de celui de dératiseur n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…

Même si le métier de dératiseur peut s’exercer sans aucun diplôme, vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle de dératiseur, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.

La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant que dératiseur mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former. 

Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.

Comment financer votre reconversion ?

Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.

Salariés en CDI, en CDD ou en intérim

  • Compte personnel de formation (CPF)
  • CPF de transition professionnelle  
  • Plan de développement des compétences 
  • promotion par alternance Pro-A

Demandeur d’emploi

  • Compte personnel de formation (CPF)
  • Aide Individuelle à la Formation (AIF) 
  • Contrat de professionnalisation

Intérimaire

  • Compte personnel de formation (CPF)
  • CPF de transition professionnelle  
  • Contrat de professionnalisation
  • FAFTT (Fonds d’assurance Formation du Travail Temporaire)

Indépendant

  • Compte personnel de formation (CPF)
  • FAF (fonds d’assurance formation)
  • Crédit d'impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise

Fonctionnaire

  • Compte personnel de formation (CPF)
  • Congé de formation professionnelle (CFP)
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