Quelles sont les missions de Conchyliculteur ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de Conchyliculteur.
Salaire moyen
22–35K€
brut annuel
Niveau requis
CAP / BEP
minimum recommandé
Marché emploi
Tendu
Durée formation moy.
1 an (stage obligatoire de 280h)
estimation moyenne
Score de reconversion
50/100 *
Reconversion exigeante
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
Spécialiste de l'élevage de coquillages, découvrez comment devenir conchyliculteur, son salaire moyen et les évolutions possibles.
Premier producteur d’huîtres en Europe et troisième de moules après l’Espagne et l’Italie, le conchyliculteur cultive divers types de coquillages : huîtres, moules, palourdes et coques. Activité traditionnelle, la conchyliculture s’exerce sur des concessions du domaine public maritime et comprend :
L'agent conchylicole exerce son activité à partir des consignes d'un responsable de production.
Fortement lié au milieu naturel, le métier subit de plein fouet les crises sanitaires (pollution humaine ou naturelle, appauvrissement et détérioration du milieu). Le conchyliculteur a donc tout intérêt à s'investir dans la protection de l'écosystème qu'il exploite, à mieux comprendre le cycle de vie et les risques naturels qui menacent les espèces qu'il "cultive", et à diversifier sa production en exploitant de nouvelles ressources.
Pour s’installer sur le domaine maritime, le conchyliculteur doit justifier de l’une des qualifications de la profession. Les concessions durent 35 ans.
Le conchyliculteur travaille dans une entreprise de conchyliculture ou aquacole.
Il exerce en mer (ormeaux), sur l'estran (bouchots et parcs à huîtres) ou dans les claires.
Malgré la forte demande en fruits de mer, la conchyliculture est un secteur en crise, touché par de nombreuses crises sanitaires (pollution, appauvrissement et détérioration du milieu naturel) et mis à mal par la concurrence étrangère.
Le conchyliculteur doit s'adapter facilement à des cultures diverses mais aussi au rythme qu'imposent la nature et la météo.
Il s'agit d'un travail très physique qui s’exerce en grande partie dans l’eau, par tous les temps et à des horaires totalement irréguliers. Bien que largement mécanisées, les différentes opérations nécessitent un effort physique (port de charges, implantation des installations, recharge des tables sur les barges...).
De cette capacité dépend souvent la production. Il doit surveiller de très près les productions naissantes pour détecter un début de maladie.
La formation à la conchyliculture nécessite un apprentissage maritime particulier.
De plus, pour obtenir le droit d’accès aux concessions du domaine public maritime et s’installer comme exploitant de cultures marines, l’obtention de la Capacité professionnelle en cultures marines est obligatoire.
Pour cela, il faut suivre un stage agréé en cultures marines (280 heures de formation).
Le candidat en formation doit remplir les conditions suivantes :
Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, il est possible de devenir conchyliculteur en préparant par la voie de la formation continue la plupart des diplômes cités ci-dessus.
Les certificats de marin-ouvrier aux cultures marines et de Patron aux cultures marines (anciennement CACMNC) peuvent se préparer en formation continue ou par l’expérience.
Le salaire d'un conchyliculteur débutant est généralement le SMIC.
Un responsable d’équipe ou un conchyliculteur à son compte gagne entre 3 000 € et 3 800 € par mois.
Avec une formation complémentaire, l'agent conchylicole expérimenté peut accéder à la fonction de responsable de production, au métier d'écailler, voire aux métiers de la pêche.
Avec des compétences en gestion, et commercialisation, il peut envisager de s'installer à son compte en tant que conchyliculteur et se spécialiser dans l’une des étapes de la filière : écloserie, captage, affinage ou commercialisation.
(Source: ROME A1404 Aquaculture)
Changer de métier au profit de celui de conchyliculteur n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…
Vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle de conchyliculteur, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.
La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant que conchyliculteur mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former.
Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.
Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.
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