Présentation du métier de Chef de Culture
Qu’est-ce qu’un chef de culture ?
En tant que chef de culture, vous serez le bras droit de l’exploitant agricole : votre mission sera de planifier, organiser et superviser toutes les activités liées à la production végétale (légumes, fruits, plantes ornementales, etc.). Votre objectif ? Atteindre les objectifs de quantité et de qualité fixés avec l’exploitant, tout en optimisant les ressources humaines et matérielles.
Ce métier est idéal pour ceux qui recherchent :
- Un contact permanent avec la nature et les cycles de production.
- Un rôle polyvalent, à la fois technique et managérial.
- Des responsabilités variées, avec un impact direct sur la rentabilité de l’exploitation.
Pourquoi choisir ce métier en reconversion ?
→ Vous contribuez à un secteur essentiel (l’agriculture représente 1,7 million d’emplois en France, selon l’INSEE).
→ Vous travaillez dans un environnement dynamique, avec des défis constants (climat, innovations techniques, gestion d’équipe).
Quelles sont ses missions ?
Gestion des travaux de culture et de récolte
- Réaliser le plan des cultures et gérer l’utilisation des différentes parcelles ;
- Assurer la logistique lors des périodes de semis, récolte…
- Surveiller l’état des cultures et programmer les travaux à effectuer ;
- Veiller au respect des cahiers des charges défini par le chef d’exploitation ;
- S’occuper du système d’irrigation ;
- Manager les agents et conducteurs d’engins ;
- Réagir face aux aléas.
Gestion de l’exploitation en coordination avec le chef d’exploitation
- Gérer le personnel ;
- Contrôler que les règles de sécurité soient appliquées ;
- Entretenir le matériel, gérer les commandes, suivre les devis ;
- Suivre les données des cultures : analyses des sol, types d’engrais, quantités d’eau…
- S’occuper des stocks : engrais, carburant…
- Proposer la mise en place de nouvelles cultures au responsable d’exploitation.
Où travailler en tant que chef de culture ?
Les principaux employeurs sont :
- Grandes exploitations maraîchères (légumes, fruits).
- Pépinières et entreprises horticoles (plantes ornementales).
- Champignonnières.
- Domaines viticoles (pour les chefs de culture spécialisés en vigne).
- Coopératives agricoles.
À noter : Ce métier s’exerce principalement en extérieur, avec des périodes chargées (récoltes, semis). Une bonne résistance physique est donc indispensable.
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Formations pour reconversion en Chef de culture
Formations initiales (pour les débutants ou en reconversion)
Si vous n’avez pas d’expérience en agriculture, voici les parcours adaptés, classés par niveau :
Niveau bac
- Bac pro conduite de productions horticoles (arbres, arbustes, fruits, fleurs, légumes)
- Bac pro CGEVV - conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole
- BP Responsable de productions légumières, fruitières, florales et de pépinières (pour un poste de chef de culture horticole ou en exploitation maraîchère)
- BP REA - Responsable d'entreprise agricole
- CS conduite de production maraîchère
Niveau bac + 2
- BTSA ACSE - Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole
- BTSA ACD - agronomie et cultures durables
- BTSA DARC - développement de l’agriculture des régions chaudes
- BTSA métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement (pour un poste de chef de culture pépinière, arboriculture, floriculture, maraîcher)
- BTSA Viticulture-œnologie (pour un poste de chef de culture viticole)
Niveau bac + 3
- Licence professionnelle : productions végétales
- Licence professionnelle gestion des organisations agricoles et alimentaires
- Licence professionnelle agronomie
- Licence professionnelle agriculture biologique : production, conseil, certification et commercialisation
Conseil : Si vous visez une reconversion rapide, privilégiez les Bac Pro ou BP, accessibles en 1 à 2 ans (en alternance possible). Pour un poste à plus haute responsabilité, un BTSA ou une Licence Pro sera un atout.
Formations pour adultes en reconversion
Plusieurs options s’offrent à vous :
- Formations en alternance (contrat de professionnalisation ou apprentissage)
- Formations continues proposées par les Chambres d’Agriculture ou des centres comme l’AFPA.
- VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) : Si vous avez déjà travaillé dans l’agriculture, vous pouvez faire reconnaître vos compétences pour obtenir un diplôme.
Exemple : Le BTSA ACSE est accessible en 1 an en formation accélérée pour les adultes.
Compétences requises pour devenir chef de culture
Soft Skills (Qualités Personnelles)
Un bon chef de culture doit allier :
- Leadership : Savoir motiver et encadrer une équipe (souvent en période de forte charge).
- Résistance au stress : Gérer les imprévus (météo, maladies des plantes, délais serrés).
- Sens de l’organisation : Planifier les tâches saisonnières et prioriser les urgences.
- Esprit d’analyse : Interpréter les données (analyses de sol, besoins en eau, etc.).
- Communication : Transmettre clairement les consignes et écouter les retours de l’équipe.
- Adaptabilité : S’adapter aux évolutions technologiques (outils numériques, nouvelles méthodes culturales).
Hard Skills (Compétences Techniques)
- Maîtrise des techniques culturales :
- Connaissance des cycles de croissance des plantes.
- Utilisation des engins agricoles (tracteurs, outils de récolte).
- Gestion de l’irrigation et des intrants (engrais, pesticides).
- Connaissances en agronomie :
- Analyse des sols et choix des amendements.
- Lutte contre les maladies et ravageurs (méthodes biologiques ou conventionnelles).
- Gestion d’exploitation :
- Suivi des coûts de production et des stocks.
- Respect des normes (HACCP, agriculture biologique, etc.).
- Maîtrise des outils numériques :
- Logiciels de gestion de parcelles (ex : FarmWorks, AgriEdge).
- Outils de suivi météo et de prévision des récoltes.
Conseil : Si vous manquez d’expérience, une formation en alternance vous permettra d’acquérir ces compétences sur le terrain.
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Marché de l’emploi et perspectives
Tendances de la Profession
Le secteur agricole, et en particulier celui de la production végétale, connaît des transformations majeures qui ouvrent de nouvelles opportunités pour les chefs de culture. Voici les trois grandes tendances à retenir :
Expansion foncière et concentration des exploitations
Les grandes exploitations (maraîchères, viticoles, horticoles) s’agrandissent pour gagner en compétitivité. Cela entraîne une demande accrue de chefs de culture capables de gérer des surfaces plus importantes et des équipes plus nombreuses. Selon FranceAgriMer, le secteur des fruits et légumes reste l’un des plus dynamiques en termes d’emploi en France.
Innovations technologiques et managériales
L’agriculture se modernise :
- Outils numériques : Utilisation de capteurs connectés, drones pour le suivi des cultures, ou logiciels de gestion (ex : FarmWorks, AgriEdge) pour optimiser les rendements.
- Agriculture de précision : Techniques permettant de réduire les intrants (eau, engrais) tout en augmentant la productivité.
- Nouvelles méthodes culturales : Développement de l’agroécologie, de la permaculture et de l’agriculture biologique (en forte croissance : +13 % de surfaces bio par an entre 2015 et 2020, selon l’Agence Bio).
Intégration de nouveaux métiers
Avec la diversification des activités (circuits courts, vente directe, tourisme agricole), les exploitations recherchent des profils polyvalents, capables de :
- Manager des équipes (saisonniers, ouvriers agricoles).
- Gérer des projets transversaux (ex : mise en place d’un système d’irrigation intelligent).
- S’adapter aux normes environnementales (RE2020, PAC – Politique Agricole Commune).
En résumé : Le métier de chef de culture est en plein essor, porté par des enjeux économiques, technologiques et écologiques.
Évolutions du chef de culture
Avec de l’expérience et des formations complémentaires, le métier de chef de culture offre plusieurs voies d’évolution :
Vers des postes à responsabilité
Un chef de culture peut évoluer vers des fonctions de directeur d’exploitation ou responsable de production dans une coopérative ou une grande entreprise agricole. Ces postes nécessitent souvent des compétences en gestion et économie agricole, accessibles via des formations comme le BTSA ACSE ou une Licence Pro en gestion des organisations agricoles.
Vers une spécialisation ou une diversification
Il est également possible de se spécialiser dans un autre type de production (viticulture, arboriculture, etc.) ou de se réorienter vers des métiers connexes, tels que technico-commercial (vente de matériel agricole ou d’intrants) ou formateur en agronomie. Ces transitions permettent de diversifier ses compétences tout en restant dans le secteur.
Vers l’entrepreneuriat
Enfin, avec un BP REA ou un BTSA, vous pouvez prétendre à des aides à l’installation (comme la DJA – Dotation Jeunes Agriculteurs) pour créer ou reprendre une exploitation. Une autre option est de développer des activités complémentaires, comme la vente directe ou l’agritourisme.
Salaire du chef de culture
Débutant : entre 1 350 et 1 650 € net
Qualifié : entre 2 150 et 2 700 € net