Vous aimez travailler en pleine nature et voir le résultat concret de votre travail ? Le métier d'arboriculteur permet de produire des fruits tout en participant à une agriculture de plus en plus innovante. Découvrez si cette profession peut correspondre à votre projet de reconversion.
Salaire moyen
22–30K€
brut annuel
Niveau requis
CAP / BEP
minimum recommandé
Marché emploi
Secteur en tension structurelle de recrutement pour les profils qualifiés.
Favorable
Durée formation moy.
10 mois
estimation moyenne
Score de reconversion
75/100 *
Accessible avec effort
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
L'arboriculteur est un professionnel spécialisé dans la culture des arbres fruitiers. Son objectif est simple en apparence : produire des fruits de qualité. En réalité, son métier demande une excellente connaissance du vivant, des saisons, des sols et des techniques culturales.
Chaque décision prise dans le verger influence directement la qualité de la récolte plusieurs mois plus tard. Taille, irrigation, fertilisation, lutte contre les maladies ou choix des variétés : l'arboriculteur intervient tout au long du cycle de production.
Aujourd'hui, le métier évolue rapidement. Les exploitations intègrent davantage de technologies (stations météo connectées, irrigation pilotée, outils d'aide à la décision, drones ou capteurs selon les exploitations) afin de mieux gérer les ressources et de faire face aux effets du changement climatique.
Pour une personne en reconversion, ce métier peut représenter une véritable opportunité si elle recherche davantage de concret, d'autonomie et de contact avec la nature.
Quelles sont les missions d'un arboriculteur ?
Les tâches varient selon la saison, les espèces cultivées (pommiers, cerisiers, pêchers, abricotiers, kiwis, noyers…) et la taille de l'exploitation.
Parmi les principales missions :
préparer les sols et planter les arbres ;
tailler les arbres fruitiers ;
surveiller la croissance des vergers ;
prévenir et traiter les maladies ou parasites dans le respect de la réglementation ;
gérer l'irrigation et la fertilisation ;
organiser les récoltes ;
assurer le tri, le stockage ou le conditionnement des fruits selon les exploitations ;
entretenir le matériel agricole ;
suivre les aspects administratifs et économiques lorsqu'il est exploitant.
La production suit le rythme des saisons. Chaque période de l'année apporte ses propres travaux, ce qui rend le métier particulièrement varié.
Où travaille l'arboriculteur ?
Contrairement aux idées reçues, un arboriculteur n'est pas forcément exploitant agricole.
Il peut exercer :
dans une exploitation arboricole familiale ;
dans une entreprise agricole de grande taille ;
dans une coopérative fruitière ;
chez un producteur spécialisé ;
dans une exploitation biologique ;
en tant que salarié agricole ;
en tant que chef d'exploitation indépendant après une installation.
Les principales régions françaises productrices de fruits offrent naturellement davantage d'opportunités (Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur ou encore Pays de la Loire).
Quelles sont ses conditions de travail ?
Le métier s'exerce presque exclusivement en extérieur.
Il faut apprécier :
le travail physique ;
les horaires qui évoluent selon les saisons ;
les périodes de forte activité pendant les récoltes ;
les conditions climatiques parfois difficiles.
En contrepartie, peu de professions offrent un lien aussi direct avec la nature et un sentiment aussi concret d'accomplissement.
Les journées alternent entre travaux manuels, conduite de matériel agricole, surveillance des cultures et organisation des équipes pendant les récoltes.
L'arboriculture est également l'une des principales filières employeuses de main-d'œuvre agricole permanente et saisonnière, juste derrière la viticulture.
Un métier qui a du sens pour une reconversion
De nombreuses personnes choisissent aujourd'hui de quitter un emploi de bureau pour retrouver un métier plus concret et davantage connecté au vivant.
Avant de vous lancer, il peut être utile de faire le point sur votre projet professionnel. Vous pouvez consulter gratuitement les formations disponibles afin de mesurer ce que demande le changement et découvrir les parcours susceptibles de correspondre à votre profil : voir les formations.
Si votre projet se confirme, vous pourrez ensuite vous renseigner sur les formations permettant d'accéder au métier d'arboriculteur.
Formation pour devenir arboriculteur
Que vous soyez étudiant ou en pleine reconversion professionnelle, plusieurs parcours permettent d'accéder au métier d'arboriculteur. Le choix dépend principalement de votre expérience, de votre projet (salarié ou exploitant) et du niveau de responsabilités que vous souhaitez exercer.
L'essentiel est de privilégier une formation en horticulture reconnue, qui alterne enseignements techniques et périodes de pratique sur le terrain.
Quelles formations initiales pour devenir arboriculteur ?
Que vous soyez étudiant ou en pleine reconversion professionnelle, plusieurs parcours permettent d'accéder au métier d'arboriculteur. Le choix dépend principalement de votre expérience, de votre projet (salarié ou exploitant) et du niveau de responsabilités que vous souhaitez exercer.
L'essentiel est de privilégier une formation en horticulture reconnue, qui alterne enseignements techniques et périodes de pratique sur le terrain.
Niveau
Diplôme
Notes
CAP/BEP
CAP agricole Métiers de l'agriculture
Accessible en formation initiale et continue
CAP/BEP
BPA option Travaux des productions horticoles — spécialité Arboriculture fruitière
Spécialisation directe sur l'arboriculture fruitière
Bac
Bac pro Conduite de productions horticoles
Prépare en 3 ans après la 3e
Bac
BP Responsable de productions légumières, fruitières, florales et de pépinières
Pour les profils déjà en activité agricole
Bac+2
BTSA Métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement
Rénové en 2023 (remplace le BTSA Production horticole)
Bac+2
BTSA Agronomie et cultures durables (ACD)
Nouveau nom depuis 2023 (ex BTSA Agronomie : productions végétales)
Bac+2
BTSA ACS'AGRI — Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole
Nouveau nom depuis la rentrée 2025 (ex BTSA ACSE)
Bac+3
Licence pro Productions végétales
En 1 an après un Bac+2
Bac+3
Licence pro Gestion des organisations agricoles et agroalimentaires
En 1 an après un Bac+2
Bac+3
Bachelor agro — Sciences et techniques de l'agronomie
Nouveau diplôme national (grade de licence) depuis la rentrée 2026
Quelles formations pour se reconvertir dans le métier ?
L'arboriculture attire de nombreux adultes souhaitant exercer un métier plus concret et proche de la nature.
Selon votre situation, plusieurs solutions existent :
préparer un BP REA, particulièrement apprécié des personnes souhaitant devenir exploitantes ;
suivre un CAPa dans le cadre d'une reconversion pour acquérir rapidement les bases du métier ;
intégrer une formation en alternance afin d'apprendre directement sur une exploitation ;
compléter son parcours par des formations courtes proposées par les Centres de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles (CFPPA), notamment sur la taille des arbres fruitiers, la conduite d'un verger ou l'agriculture biologique.
La pratique reste essentielle. De nombreuses formations comprennent des stages ou une alternance qui permettent d'acquérir les gestes techniques et de développer son réseau professionnel.
Bon à savoir : si vous envisagez de reprendre une exploitation agricole, le BP REA est souvent recommandé. Il peut également être exigé pour bénéficier de certaines aides à l'installation selon votre situation.
Cette formation BTSA ACS'AGRI forme à l'analyse et à la gestion stratégique des entreprises agricoles, couvrant des compétences en économie, gestion et pilotage technique, idéale pour ceux souhaitant allier expertise agricole et management.
Bonne nouvelle : une reconversion vers l'arboriculture peut souvent être financée.
Selon votre statut, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés :
Le Compte Personnel de Formation (CPF) pour les formations éligibles.
Transition Pro (Projet de Transition Professionnelle) pour les salariés souhaitant changer de métier tout en conservant leur rémunération pendant la formation.
France Travail, qui peut financer tout ou partie d'un parcours selon votre projet et votre situation.
Les aides des Conseils régionaux, variables selon les territoires et les formations.
Les contrats d'apprentissage ou de professionnalisation, lorsque les conditions d'âge et d'éligibilité sont remplies.
Le financement dépend toujours de votre parcours professionnel, de votre statut et de la formation choisie. Il est donc conseillé de vérifier les possibilités directement auprès de l'organisme de formation.
Comment choisir la bonne formation ?
Toutes les formations ne répondent pas aux mêmes objectifs.
Avant de vous inscrire, posez-vous quelques questions :
Souhaitez-vous devenir salarié ou créer votre propre exploitation ?
Préférez-vous une formation courte ou un diplôme plus complet ?
L'alternance est-elle possible ?
La formation est-elle enregistrée au RNCP ?
Comprend-elle suffisamment de pratique en exploitation ?
Prendre le temps de comparer les parcours vous permettra de construire un projet plus solide et d'entrer sur le marché du travail avec davantage de confiance.
Si vous hésitez encore entre plusieurs métiers de l'agriculture, vous pouvez également parcourir les formations du secteur. En quelques minutes, elles vous aident à mesurer ce que demande chaque parcours et à identifier les métiers qui correspondent le mieux à votre profil.
Enfin, si le métier d'arboriculteur confirme votre projet, vous pouvez demander gratuitement des informations sur les formations disponibles afin de comparer les parcours, leurs modalités et leurs financements.
Compétences requises pour devenir arboriculteur
Être arboriculteur ne consiste pas seulement à cultiver des arbres fruitiers. Ce métier demande de solides compétences techniques, mais aussi des qualités humaines pour s'adapter aux aléas climatiques, organiser son travail et prendre les bonnes décisions au bon moment.
Bonne nouvelle : de nombreuses compétences acquises dans d'autres métiers sont transférables. Une reconversion est donc tout à fait envisageable avec une formation adaptée et une réelle motivation.
Les qualités personnelles (soft skills)
Les arboriculteurs partagent souvent plusieurs qualités qui leur permettent de réussir dans ce métier.
Parmi les plus importantes :
Être patient : un arbre fruitier met plusieurs années avant d'atteindre sa pleine production.
Avoir le sens de l'observation : repérer rapidement une maladie, un parasite ou un manque d'eau est essentiel.
Faire preuve de rigueur : les travaux de taille, de traitement ou de récolte demandent précision et méthode.
Être autonome : une grande partie des tâches s'effectue seul, notamment sur les petites exploitations.
Savoir s'adapter : la météo, les conditions de culture ou les marchés peuvent évoluer rapidement.
Aimer travailler en extérieur : quelles que soient les saisons, l'activité se déroule principalement dans les vergers.
Avoir une bonne condition physique : certaines tâches sont répétitives et nécessitent de rester debout ou de porter des charges.
Les compétences techniques (hard skills)
Les connaissances techniques s'acquièrent progressivement en formation puis sur le terrain.
Un arboriculteur doit notamment savoir :
préparer et entretenir un verger ;
planter et conduire différentes espèces d'arbres fruitiers ;
maîtriser les techniques de taille selon les variétés ;
reconnaître les principales maladies et les ravageurs ;
gérer l'irrigation et la fertilisation ;
utiliser et entretenir le matériel agricole en toute sécurité ;
appliquer la réglementation relative à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques lorsque cela est nécessaire ;
récolter, trier, stocker et conditionner les fruits ;
suivre les règles de qualité, de traçabilité et d'hygiène.
Selon les exploitations, des compétences en gestion, commercialisation ou vente directe peuvent également être recherchées.
Les compétences qui peuvent être transférées lors d'une reconversion
Vous n'avez jamais travaillé dans l'agriculture ? Cela ne signifie pas que vous partez de zéro.
Des expériences dans des secteurs très différents permettent déjà d'acquérir des compétences utiles, par exemple :
l'organisation et la planification ;
la gestion d'une équipe ;
la relation client en vente directe ;
la maintenance de matériels ;
la gestion administrative ou comptable d'une activité ;
le respect de procédures de qualité et de sécurité.
Ces acquis facilitent souvent l'entrée en formation et l'intégration dans une exploitation.
Le conseil de notre équipe : si vous envisagez une reconversion, prenez le temps d'identifier vos compétences transférables. Elles constituent un véritable atout et peuvent accélérer votre évolution dans le métier. Si vous ne savez pas encore où vous en êtes dans votre réflexion, les formations disponibles peuvent vous aider à faire le point avant de vous engager.
Marché de l'emploi et perspectives
L'arboriculture occupe une place importante dans l'agriculture française. La filière produit une grande diversité de fruits (pommes, poires, pêches, cerises, abricots, kiwis, noix…) et poursuit sa modernisation pour répondre aux attentes des consommateurs, aux enjeux environnementaux et aux évolutions climatiques.
Si le métier reste exigeant, les exploitations recherchent régulièrement de nouveaux collaborateurs, aussi bien pour des emplois permanents que saisonniers.
Quelles sont les tendances de la profession ?
Le marché de l'emploi reste dynamique, notamment dans les régions fortement spécialisées en production fruitière.
Quelques chiffres illustrent cette tendance :
83 880 projets de recrutement sont prévus pour les viticulteurs et arboriculteurs en France en2026, selon l'enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO) de France Travail.
En 2025, France Travail recensait déjà 86 300 projets de recrutement pour ces métiers, preuve d'un besoin durable de main-d'œuvre.
La filière investit dans le renouvellement des vergers, l'amélioration des variétés et l'adaptation au changement climatique grâce au Plan de souveraineté pour la filière fruits et légumes.
Parallèlement, les exploitations utilisent de plus en plus d'outils numériques (stations météo connectées, capteurs, pilotage de l'irrigation, aide à la décision), ce qui fait évoluer les compétences recherchées.
Quelles évolutions professionnelles sont possibles ?
Avec l'expérience, un arboriculteur peut faire évoluer sa carrière vers des fonctions à responsabilités ou développer sa propre activité.
Les principales évolutions sont :
chef de culture ;
responsable d'exploitation arboricole ;
chef d'équipe ;
conseiller technique en arboriculture ;
technicien au sein d'une coopérative ou d'une organisation de producteurs ;
exploitant agricole après une installation ou une reprise d'exploitation.
Certains choisissent également de développer des activités complémentaires comme la vente directe, la transformation des fruits (jus, confitures, cidre…) ou l'agritourisme afin de diversifier leurs revenus.
L'arboriculture est-elle adaptée à une reconversion ?
Oui, ce métier peut convenir à une personne en reconversion, à condition d'apprécier le travail en extérieur et de ne pas rechercher un emploi de bureau.
L'arboriculture attire de plus en plus de personnes qui souhaitent :
exercer un métier concret et utile ;
retrouver un contact quotidien avec la nature ;
voir le résultat de leur travail au fil des saisons ;
donner davantage de sens à leur vie professionnelle.
Les formations destinées aux adultes permettent d'acquérir progressivement les compétences techniques indispensables, même sans expérience agricole préalable.
Notre avis : l'arboriculture n'est pas le métier le plus facile, mais c'est l'un des plus gratifiants pour celles et ceux qui aiment travailler au rythme des saisons, relever des défis techniques et participer à la production d'une alimentation de qualité. Les besoins de recrutement restent bien présents et la modernisation de la filière ouvre de nouvelles perspectives professionnelles.
Salaire et évolution de rémunération de l'arboriculteur
Le salaire d'un arboriculteur varie selon plusieurs critères : son expérience, son statut (salarié ou exploitant), la taille de l'exploitation, la région et les productions cultivées.
En début de carrière, un salarié est généralement rémunéré autour du SMIC ou selon la convention collective applicable à son exploitation. Avec l'expérience et davantage de responsabilités, la rémunération progresse progressivement.
À noter : pour un arboriculteur exploitant, les revenus peuvent être très variables d'une année à l'autre. Ils dépendent notamment des volumes récoltés, des conditions climatiques, des cours du marché et des charges de l'exploitation.
Salaire moyen d'un arboriculteur salarié
Expérience
Rémunération brute mensuelle*
Débutant
Environ 1 800 à 2 000 €
Confirmé (3 à 10 ans)
Environ 2 000 à 2 500 €
Chef de culture / responsable d'exploitation salarié
2 500 à 3 200 € et plus selon les responsabilités
Sources : France Travail (2026), APECITA (2026), conventions collectives nationales de la production agricole.
*Ces montants sont des fourchettes indicatives observées sur les offres d'emploi et peuvent varier selon les régions, les exploitations et les conventions collectives.
Et lorsqu'on est exploitant ?
Créer ou reprendre une exploitation arboricole offre davantage d'autonomie, mais les revenus sont beaucoup plus fluctuants.
Ils dépendent notamment :
de la surface cultivée ;
des espèces fruitières produites ;
des rendements ;
des conditions météorologiques ;
des circuits de commercialisation (coopérative, grossistes, vente directe…) ;
des investissements réalisés.
Certaines exploitations développent des activités complémentaires (transformation des fruits, vente à la ferme, cueillettes en libre-service ou agritourisme) afin de diversifier leurs sources de revenus.
FORMATIONS
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