Quelles sont les missions du Pisciculteur ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de pisciculteur.
Salaire moyen
22–30K€
brut annuel
Niveau requis
CAP / BEP
minimum recommandé
Marché emploi
Favorable
Durée formation moy.
10 mois
estimation moyenne
Score de reconversion
70/100 *
Accessible avec effort
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
Non, le pisciculteur n’élève pas des piscines 😂. Spécialiste de l’aquaculture, ce professionnel élève des poissons. Si vous souhaitez faire une reconversion professionnelle et vous orienter vers ce métier, cette fiche métier est faite pour vous.
Éleveur de poissons d’eau douce ou d’eau de mer, le pisciculteur, également appelé agent piscicole, ouvrier piscicole ou encore technicien d’élevage de poissons, gère toutes les étapes de sa filière, de la sélection des espèces à leur commercialisation finale.
Évidemment, pour s’orienter dans cette voie, mieux vaut aimer avoir les pieds dans l’eau car les exploitations de reproduction et d'élevage se situent souvent au bord des littoraux.
Si vous souhaitez vous reconvertir dans un métier polyvalent où la routine n’existe pas, vous allez être servi. En effet, les tâches du métier de pisciculteur sont extrêmement diverses.
Pour les professionnels ayant la qualité de responsable d’élevage s’ajoutent des tâches de supervision des collaborateurs et des missions administratives.
Le pisciculteur travaille dans des exploitations de reproduction et d’élevage de poissons en bordure des littoraux pour les espèces marines (saumons, daurades), le long des rivières ou dans des plans d’eau pour les espèces d’eau douce (truites, carpes, brochets).
Vous vous en doutez mais le pisciculteur (ou la piscicultrice) travaille en milieu humide, par tous les temps, été comme hiver. Mieux vaut avoir une santé de fer.
S’il travaille proche du milieu marin, ses horaires dépendent en grande partie des marées et s’il exerce en pleine mer, il doit posséder le permis de conduire des bateaux à moteur et être qualifié en plongée sous-marine. Ils sont parfois appelés à porter des charges lourdes. Enfin, ils travaillent le plus souvent seuls.
Le secteur de l’aquaculture français se porte bien et est un secteur à fort potentiel économique qui continue de recruter. Les besoins de recrutement ayant tendance à dépasser les demandes, ce métier offre de belles opportunités pour les candidats à la reconversion.
Pour se lancer dans l'aquaculture, aimer l'eau et les animaux marins est un prérequis indispensable car le travail se fait les pieds et les mains dans la mer, les rivières ou les étangs.
Ce travail physique impose d'être en bonne santé, endurant et résistant aux écarts de température. Les horaires de travail sont irréguliers à cause notamment des aléas climatiques ou des horaires des marées, et il peut exercer tous les jours de la semaine, week-end et jours fériés inclus.
Le pisciculteur est un technicien pointu en biologie qui doit maîtriser la réglementation très stricte en matière de production agricole et respecter les consignes d’hygiène et de sécurité.
Pour les professionnels qui travaillent en pleine mer, la possession d'un certificat de plongée professionnelle peut s’imposer.
Accessibles en formation initiale ou professionnelle, les formations pour devenir pisciculteur sont :
Le CAP conchyliculture (maritime) est accessible à partir de la 3ème qui permettra d’évoluer vers le BPAM (brevet professionnel agricole et maritime) Productions aquacoles à partir de 18 ans et un an d’expérience.
Pour s’installer à son compte, le niveau bac (S, STAV ou bac pro - Productions aquacoles ou Cultures marines) est recommandé.
Un pisciculteur débutant perçoit un salaire équivalent au SMIC.
Avec de l’expérience, il peut prétendre à un salaire mensuel d’environ 2 000 €. Le responsable d’élevage peut espérer percevoir une rémunération de l’ordre de 3 000 € minimum.
Un pisciculteur peut évoluer en changeant de spécialité ou bien en devenant entrepreneur à son compte. Avec des formations complémentaires, le responsable d'élevage peut évoluer vers des fonctions de technico-commercial ou des métiers en liaison avec la vente. La possibilité de créer son propre établissement afin de gérer son exploitation est tout à fait envisageable. Le secteur est en évolution et les perspectives d’évolution sont nombreuses.
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