Quelles sont les missions d’un maroquinier ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de maroquinier.
Salaire moyen
22–38K€
brut annuel
Niveau requis
CAP / BEP
minimum recommandé
Marché emploi
Modéré
Durée formation moy.
1 an
estimation moyenne
Score de reconversion
70/100 *
Accessible avec effort
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
Le maroquinier conçoit et fabrique des articles en cuir et en peau.
Découvrez la profession en détail : mission, formation, recrutement, reconversion.
Le maroquinier ou la maroquinière fabrique toute sorte d'objets en cuir : sacs, ceintures, portefeuilles, mallettes, valises, étuis, bracelets montres, gants, chaussures, matériel d'équitation..…
Outre le cuir, il travaille aussi les peaux, le synthétique et le tissu.
Lorsqu' il se spécialise dans la réalisation de selles, d'habillages d'objets ou d'intérieurs pour les automobiles et les bateaux..., on l'appelle « sellier ».
Dans le secteur industriel, le maroquinier est généralement spécialisé sur un poste : modéliste (réalisation d'un nouveau modèle), prototypiste (détermination et mise au point des gabarits), patronnier gradeur (déclinaison des modèles par tailles), coupeur (découpe des cuirs), piqueur-monteur (décoration et assemblages des pièces)…
Les missions du maroquinier diffèrent en fonction du cadre dans lequel il travaille.
Dans une entreprise artisanale, il doit maîtriser l'ensemble du processus de fabrication et effectuer les missions suivantes :
Dans la production industrielle, le maroquinier ouvrier doit se spécialiser dans une fonction bien précise (coupeur, prototypiste, piqueur, modéliste...) et se limiter à cette fonction.
Salarié, le maroquinier exerce dans une entreprise de production industrielle ou dans une entreprise artisanale.
Il travaille essentiellement dans le monde de la mode, de la bagagerie, de la décoration mais aussi de l'automobile, du nautisme et de l'équitation.
En tant qu’artisan, il travaille dans son atelier, seul ou avec plusieurs ouvriers.
Le secteur de la maroquinerie ne connaît pas vraiment la crise. Il est essentiellement constitué d'entreprises artisanales ou de PME employant moins de 50 personnes. En 2022, plus de 36 000 salariés étaient recensés.
Le marché est toutefois dominé par quelques grandes enseignes (Delsey, Hermès, Longchamp, Le Tanneur…) qui réalisent à elles seules 70% du chiffre d'affaires global du secteur. Ce sont celles qui recrutent le plus.
Choisir une spécialité très pointue (ganterie de peau, artisanat d'art en sellerie, reliure ou maroquinerie de luxe...) peut permettre une bonne insertion professionnelle.
Dans l'avenir, les métiers de modéliste et de prototypiste vont faire l'objet de recrutement car ils contribuent à l'amélioration des procédés de fabrication et travaillent à l'optimisation des coûts de production.
Pour devenir maroquinier, plusieurs qualités et compétences sont indispensables :
Le métier de maroquinier est accessible avec au minimum un CAP.
Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, il est possible de devenir maroquinier par la voie de la formation continue en préparant les diplômes cités ci-dessus ou les titres professionnels Piqueur en maroquinerie, Préparateur monteur en maroquinerie ou Sellier harnacheur.
De nombreux CQP dans le domaine existent :
Après quelques années d'expérience, un ouvrier maroquinier du textile ou de l’industrie du cuir peut se mettre à son compte en tant qu’artisan.
Il peut également évoluer vers un poste de responsable d'atelier, de responsable de production, d’agent ou de technicien des méthodes cuirs et peaux.
Quant à l'artisan, il peut choisir de se spécialiser dans des produits liés à l'équitation ou à l'automobile, comme sellier harnacheur.
La rémunération d’un ouvrier maroquinier avoisine le SMIC en début de carrière.
Les revenus de l’artisan maroquinier sont en fonction de son volume de commandes et de ventes.
(Source: ROME)
Changer de métier au profit de celui de maroquinier n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…
Vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle de maroquinier, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.
La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant que maroquinier mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former.
Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.
Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.
Suis-je prêt·e à changer de métier ?
Test gratuit • 3 minutes • Sans engagement