Quelles sont les missions du vitrailliste ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de vitrailliste.
Salaire moyen
22–35K€
brut annuel
Niveau requis
CAP / BEP
minimum recommandé
Marché emploi
Modéré
Durée formation moy.
1 an
estimation moyenne
Score de reconversion
70/100 *
Accessible avec effort
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
En termes de cathédrales, la France se passe en bonne place et offre la plus grande surface de vitraux au monde. Une aubaine pour le vitrailliste. Si ce métier vous intéresse et que vous hésitez à vous lancer, cette fiche métier devrait vous apporter quelques points d’éclaircissement sur sa mission, sa formation ou encore son recrutement pour réussir votre reconversion.
Véritable métier d’art, le vitrailliste est un artisan spécialiste de la rénovation et de la création de vitraux qui sont des éléments décoratifs pour les fenêtres, portes, abat-jour, etc.
Quand on sait que rien qu’en France, le patrimoine religieux représente à lui seul près de 90 000 m² de vitraux, le métier continue à avoir un bel avenir. D’ailleurs, la majorité des commandes (80%)concernent des travaux de restauration.
Si l’Etat reste le premier client des vitraillistes, ce dernier peut également travailler pour des particuliers et des entreprises.
Même si les techniques ont évolué, cet Art date du Moyen-âge et permet, en jouant sur la transparence du verre, la luminosité de l’environnement et les couleurs, de réaliser des créations uniques.
Travail d’une grande minutie et rigueur, le processus est toujours le même.
Tout d’abord, le vitrailliste trouve ou reproduit le motif de son dessin avant de créer une maquette grandeur nature appelée « carton ». En cas de création, le professionnel soumet une esquisse à son client au préalable.
Chaque élément de ce modèle est reporté sur des feuilles de verre teintées et découpées au diamant.
Ensuite, le vitrailliste reconstitue momentanément son « puzzle », peint les pièces et les cuit au four avant de les sertir dans des rubans de plomb pour le montage définitif.
L'artisan n’a alors plus qu’à réaliser la pose du vitrail sur le chantier.
Certaines innovations comme l’utilisation de nouvelles matières (pierre ou aluminium) et de nouvelles techniques d'assemblage sont de plus en plus courantes.
La majorité des vitraillistes exercent à leur propre compte en tant qu’artisan mais lorsqu’ils sortent de leur formation, ils débutent en tant qu’apprentis auprès d’un atelier expérimenté.
Cette profession impose de nombreux déplacements parfois très éloignés suivant les chantiers.
Ainsi qu’indiqué plus haut, le nombre d’édifices religieux (qui sont les premiers à utiliser les vitraux) est tel que la demande reste en permanence importante. Mais à cela, on peut ajouter des demandes de particuliers pour des pièces de décoration d'intérieur originales dues à une tendance actuelle : l'esprit vintage, le goût pour l'ancien et l'authenticité.
Les candidats à la reconversion n’ont donc pas de soucis à se faire en termes de recrutement.
Façonner un objet en verre demande de la dextérité et requiert une grande rigueur car la précision est importante pour éviter de devoir la refaire. De plus, il faut en permanence respecter les règles de sécurité.
Afin de se différencier, le vitrailliste possède une sensibilité artistique marquée, ainsi qu’une forte créativité pour se renouveler et imaginer de nouvelles créations.
Les vitraux sont souvent ornés de détails infimes, ce qui rend le travail de création et/ou de restauration très précis. La taille des feuilles de verre est un travail particulièrement minutieux.
Le vitrailliste peut intervenir sur des monuments vieux de plusieurs siècles. Il est important qu’il connaisse les règles d’architecture afin de pouvoir reproduire les modèles.
Le métier de vitrailliste demande une bonne condition physique. En effet, il faut parfois déplacer des matériaux lourds mais également supporter le travail dehors, par tous les temps et le bruit.
L’accès à la profession de vitrailliste nécessite au minimum un niveau CAP.
Face à des reconversions de plus en plus nombreuses, les formations pour adultes sont aisément accessibles.
Il est donc possible de préparer la plupart des diplômes ci-dessus en formation pour adultes mais également le (CQP) vitrail, pour compléter ou valider le savoir-faire des candidats possédant soit le CAP, soit plus de 5 années d’exercice dans la profession.
Le jeune diplômé débutera en tant que salarié dans un atelier d’artisan. Avec l’expérience, il pourra choisir de créer ou reprendre un atelier ou encore choisir d'enseigner.
Près de 500 ateliers de vitraillistes sont recensés en France.
La rémunération moyenne du vitrailliste salarié est estimée à environ 1800€ nets / mois.
À leur compte, les revenus sont plus importants mais dépendront de la clientèle et de la notoriété.
(Source : Code ROME Pôle Emploi)
Changer de métier au profit de celui de vitrailliste n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…
Vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle de vitrailliste, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.
La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant que vitrailliste mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former.
Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.
Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.
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