Quelles sont les missions d’un tonnelier ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier de tonnelier.
Salaire moyen
22–30K€
brut annuel
Niveau requis
CAP / BEP
minimum recommandé
Marché emploi
Modéré
Durée formation moy.
2 ans
estimation moyenne
Score de reconversion
55/100 *
Accessible avec effort
*Score de reconversion calculé à partir des données de formations de je-change-de-metier.com et des données emploi de France Travail.
Passionné du bois, le tonnelier fabrique les fûts qui servent à l'élevage des alcools et des vins.
Découvrez la profession en détail : mission, formation, recrutement, reconversion.
Tonnelier (jadis appelé "charpentier de tonneau" ou futailler) est un très vieux métier où la tradition artisanale rejoint la perfection de la technique.
En collaboration avec les vignerons et les œnologues, il est l'un des acteurs essentiels à la vinification.
Il est chargé de confectionner et de réparer des fûts en bois de chêne utilisés pour conserver vins et autres alcools.
Il fabrique ses tonneaux selon un savoir-faire ancestral afin qu'ils puissent, durant des années, préserver toute la saveur des alcools qu'ils renferment.
Les missions du tonnelier sont les suivantes :
Le tonnelier travaille essentiellement dans une tonnellerie. Il en existe une cinquantaine en France qui sont, principalement, implantées au cœur des régions viticoles. Il peut également exercer chez l'un des 400 artisans tonneliers.
Beaucoup s'installent comme artisans à leur propre compte.
Les jeunes diplômés trouvent rapidement un emploi.
Le savoir-faire des tonneliers français est mondialement reconnu puisque 65% des tonneaux fabriqués sont exportés.
Le métier de tonnelier requiert des compétences techniques liées à la fabrication des contenants : lecture de plans, façonnage du bois, usinage des pièces, chauffe… mais également des connaissances du bois et de la vinification
Il nécessite aussi de bonnes aptitudes physiques car il faut transporter des charges importantes, travailler dans la chaleur et la poussière, rester debout…
Patience et précision doivent également faire partie des qualités du tonnelier. En effet, il faut compter pas moins de deux ans pour vieillir et sécher les merrains sur le parc à bois et jusqu'à deux heures pour chauffer les barriques. On ajoute à cela un contrôle répété à chaque étape de la fabrication : les douelles nécessitent pas moins de 7 vérifications avant la chauffe.
Le tonnelier sait aussi se servir de ses oreilles jusqu'à apprendre à écouter le bois : il faut savoir repérer les bons craquements du bois et trouver la bonne température lors du passage en salle de chauffe.
Dans les petites entreprises, une certaine polyvalence permet de passer d'un poste de travail à l'autre, ce qui limite la monotonie et la pénibilité des tâches.
Pour devenir tonnelier, il n'existe qu'une seule et unique formation : le CAP tonnellerie.
Ce diplôme se prépare en 2 ans après la classe de 3ème.
En France, trois établissements seulement dispensent cette formation :
Les candidats peuvent poursuivre leurs études dans les filières bois ou vin avec un
Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, il est possible de devenir tonnelier en préparant le CAP Tonnellerie par la voie de la formation continue ou de la VAE.
Comme la tonnellerie est un métier qui nécessite une perpétuelle adaptation, la Fédération soutient plusieurs modules de formation continue destinés à la mise à jour des acquis.
Des évolutions de carrière sont possibles, surtout dans les PME.
Un tonnelier peut devenir chef-d'équipe, contremaître, chef d’atelier, technico-commercial ou responsable de production.
Il peut même créer sa propre entreprise de tonnellerie.
Pour se distinguer, il peut même passer des concours : les Concours des Meilleurs Ouvriers de France, Apprentis de France ou les Olympiades des Métiers.
La rémunération mensuelle d’un tonnelier avoisine le SMIC en début de carrière et peut atteindre jusqu’à environ 3 000€ bruts en fin de carrière.
Les revenus de l’artisan tonnelier dépendent de son volume d’activité.
(Source: ROME H2206 - Réalisation de menuiserie bois et tonnellerie)
Changer de métier au profit de celui de tonnelier n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…
Vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle de tonnelier, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.
La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant que tonnelier mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former.
Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.
Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.
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