Quelles sont les missions d’un immoticien ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Quels sont ses débouchés et son salaire ? Les réponses vous sont apportées par cette fiche métier d’immoticien.

Sommaire

    Métier d’immoticien

    L’immoticien est chargé de concevoir et de mettre en place des équipements automatiques et électroniques dans des immeubles, des bâtiments ou dans des grands sites industriels ou tertiaires.

    Découvrez la profession en détail : mission, formation, recrutement, reconversion.

    Qu’est-ce qu’un immoticien?

    L’immoticien est un professionnel de l’immotique c'est-à-dire de l'application de la domotique à des immeubles entiers (immeubles d'habitation, usines, écoles, entrepôts…).

    Alarmes, vidéosurveillance, contrôles d'accès, gestion à distance ou automatisation des équipements d'éclairage ou de chauffage, automatisation des systèmes de ventilation contrôlée, alertes en cas de panne… sont de son ressort.

    Après avoir identifié les besoins de son client, l’immoticien réalise une étude de faisabilité et prévoit un budget. Il doit faire en sorte que le matériel choisi soit automatique, contrôlable ou programmable sur place ou à distance. Ensuite, il se charge de trouver le matériel et supervise la réalisation des travaux d'installation.

    Missions de l’immoticien

    L’immoticien intervient de la conception à la maintenance des équipements. 

    Ses missions sont donc multiples : 

    • Prendre en compte les besoins des clients
    • Établir des cahiers des charges et des devis pour proposer le service le plus adapté aux demandes.
    • Concevoir le système automatique ou électrique demandé.
    • Dessiner et concevoir le système (lorsqu’il exerce en bureau d'études).
    • Procéder à l'installation du matériel chez le client 
    • Former les utilisateurs au fonctionnement des appareils.
    • Gérer la maintenance corrective et préventive d’appareils et d’installations domotiques.
    • Assurer une assistance à distance. 
    • En cas de dysfonctionnement, envoyer sur place des agents de maintenance ou se déplacer chez le client pour effectuer un diagnostic.
    • Faire remonter les informations de panne vers les constructeurs.
    • Assurer une veille sur le marché et la presse spécialisée afin de proposer les équipements les plus performants.
    • ...

    Où exerce l’immoticien ?

    Les immoticiens sont essentiellement employés par les entreprises du bâtiment, les installateurs d'équipements techniques, les sociétés de maintenance ou les bureaux d'études et d'ingénierie.

    Ils peuvent également se lancer à leur compte.

    Tendance de la profession

    Les postes d’immoticien sont amenés à se développer dans le futur.

    Qualités requises pour devenir immoticien

    L’immoticien doit maîtriser l’informatique, l’électronique et l’électrotechnique. Compte tenu que le métier évolue rapidement, il doit se tenir informé des dernières innovations.

    En contact avec la clientèle (société de gestion d’immeubles, entreprises…), il doit avoir un bon sens relationnel et également faire preuve de pédagogie pour expliquer comment fonctionnent les différentes techniques mobilisées.

    Immoticien est un métier technique, très réglementé, qui exige beaucoup de rigueur.

    Comment devenir immoticien ?

    Pour devenir immoticien, un diplôme de niveau bac+2 est le minimum requis. Il permet d’être technicien.

    Pour être ingénieur, il faut passer par un bac +5.

    Formation initiale

    Niveau BAC +2

    • BTS fluides, énergies, domotique option C domotique et bâtiments communicants
    • BTS électrotechnique
    • BTS Systèmes numériques option B électronique et communications
    • DUT génie électrique et informatique industrielle
    • DUT génie thermique et énergie

    Niveau BAC +3

    • Licence professionnelle domotique
    • Licence professionnelle métiers de l'électronique : microélectronique, optronique 
    • Licence professionnelle métiers de l'électronique : fabrication de cartes et sous-ensembles électroniques 
    • Licence professionnelle métiers de l’électronique : communication, systèmes embarqués 
    • BUT Génie Électrique et Informatique Industrielle
    • ...

    Niveau BAC +5

    • Master électronique, énergie électrique, automatique
    • Master énergétique, thermique
    • Master génie civil : Bâtiment intelligent, efficacité énergétique
    • Diplôme d'ingénieur spécialité domotique ou immotique, génie climatique et énergétique, génie thermique, télécommunications 

    Formation continue

    Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, il est possible de devenir immoticien par la voie de la formation continue en préparant les diplômes cités ci-dessus.

    Évolutions possibles de l’immoticien

    Avec plusieurs années d’expérience, un technicien immoticien peut évoluer vers le poste de responsable de la maintenance du système domotique d’un immeuble de bureaux. 

    Un ingénieur immoticien peut quant à lui diriger un cabinet d’études ou de conseil en domotique ou en immotique.

    Salaire d’un immoticien

    En moyenne, la rémunération d’un immoticien débutant est proche du SMIC et celle d’un ingénieur est comprise entre 2 000€ et 2 200€ bruts par mois.

    Envie d’une reconversion en tant qu’immoticien ?

    Avantages d’une reconversion en tant qu’immoticien

    L’immotique est un secteur porteur. Ainsi, le métier recrute et offre de belles perspectives de carrière.

    Inconvénients d'une telle reconversion 

    Ce métier implique parfois des déplacements et un éloignement du domicile de plusieurs jours.

    L’immoticien peut travailler le week-end et être soumis à des astreintes.

    Compétences de base indispensables pour se lancer

    Savoir

    • Normes de la construction
    • Techniques d'amélioration énergétique des bâtiments
    • Construction durable (Écoconstruction)
    • Économie de la construction
    • Analyse du Cycle de Vie - ACV des produits
    • Droit de l'urbanisme et de la construction
    • Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP)
    • Cahier des Clauses Techniques Particulières -CCTP-
    • Calcul technique
    • Chiffrage/calcul de coût
    • Méthode des déboursés
    • Conception et Dessin Assistés par Ordinateur (CAO/DAO)
    • Domotique

    Savoir-faire

    • Analyser les besoins du client
    • Définir un avant-projet
    • Analyser les données économiques du projet
    • Évaluer le coût des opérations pour un projet
    • Élaborer des solutions techniques et financières
    • Définir la faisabilité et la rentabilité d'un projet
    • Sélectionner les moyens et les méthodes à mettre en oeuvre et planifier les opérations de chantier
    • Contrôler la réalisation d'un projet
    • Inventorier les contraintes de construction d'un ouvrage
    • Analyser les choix techniques et définir les équipements, les matériaux en fonction des contraintes de la réglementation, du terrain, du coût
    • Superviser et contrôler l'exécution d'études, de documents et de plans de détails confiés aux bureaux d'études
    • Suivre l'état d'avancement des travaux jusqu'à réception
    • Contrôler la conformité des travaux jusqu'à réception
    • Suivre et mettre à jour l'information technique, économique, réglementaire...

    (Source: ROME)

    Par où commencer sa reconversion d’immoticien ?

    Changer de métier au profit de celui d’immoticien n'est pas assimilable à une opportunité que vous pouvez saisir au "bon moment". C'est un projet, comme tout autre, que vous devez anticiper en prenant le temps nécessaire. Comme le disait Arthur Ashe, "une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation"…

    Vouloir se former, en prélude à votre reconversion professionnelle d’immoticien, peut être une décision salutaire surtout si vous n’avez aucune des formations initiales précédemment listées ou des compétences indiquées ci-avant.

    La formation peut en effet être, dans une certaine mesure, la clé d’une reconversion professionnelle en tant qu’immoticien mais pas forcément car une chose est sûre : se reconvertir ne rime pas toujours avec se former. 

    Le mieux est de prendre le temps de préparer votre reconversion professionnelle en faisant le point sur votre situation et vos compétences actuelles. Pour cela, faire appel à un expert en évolution professionnelle pourra être un excellent préalable. Cela mettra à nu vos forces et faiblesses en matière de connaissances et d’aptitudes, et, conséquemment, vos besoins réels en formation (personnalisée), y compris l’organisme de formation qui répondra le plus précisément possible à ces besoins.

    Comment financer votre reconversion ?

    Il existe différents dispositifs pour financer en tout ou partie votre reconversion.

    Salariés en CDI, en CDD ou en intérim

    • Compte personnel de formation (CPF)
    • CPF de transition professionnelle  
    • Plan de développement des compétences 
    • promotion par alternance Pro-A

    Demandeur d’emploi

    • Compte personnel de formation (CPF)
    • Aide Individuelle à la Formation (AIF) 
    • Contrat de professionnalisation

    Intérimaire

    • Compte personnel de formation (CPF)
    • CPF de transition professionnelle  
    • Contrat de professionnalisation
    • FAFTT (Fonds d’assurance Formation du Travail Temporaire)

    Indépendant

    • Compte personnel de formation (CPF)
    • FAF (fonds d’assurance formation)
    • Crédit d'impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise

    Fonctionnaire

    • Compte personnel de formation (CPF)
    • Congé de formation professionnelle (CFP)
    Article mis à jour le 15/03/2024
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